N. KOTZIAS : Merci monsieur le Président. Je tiens à remercier le Président, M. Yannakis Omirou de l’invitation qu’il m’a adressée et de la discussion que nous avons eue dans le temple de la Démocratie de la République de Chypre lequel nous espérons qu’il accueillera en son sein tout le peuple chypriote, tout en libérant le nord de Chypre de l’occupation et Chypre dans son ensemble du régime obsolète des garanties. La Grèce soutient les efforts de la République de Chypre visant à parvenir à un règlement de la question chypriote et a entrepris des initiatives actives en vue d’être à la hauteur de son rôle et de contribuer au retrait le plus tôt possible de l’armée d’occupation de l’île.
Il est besoin de régler la question chypriote de la manière appropriée, conformément au droit international, au droit européen, aux droits de l’homme et aux droits de tous ses citoyens car le monde a besoin d’une Chypre stable, d’une Grèce stable, en une époque marquée par des phénomènes de déstabilisation tant au Moyen-Orient qu’en Afrique du nord. Nous avons abordé la question des réfugiés et nous partageons les mêmes pensées avec le Président que je tiens à remercier encore une fois de son accueil ici, au temple de la Démocratie.
JOURNALISTE : Quand est-ce que la Grèce procèdera à la délimitation de la ZEE ?
N. KOTZIAS : De quelle ZEE parlez-vous ? Il existe de nombreuses ZEE, avec Chypre, avec l’Egypte. Elle fait l’objet d’une bonne coopération dans le cadre du partenariat tripartite dont il ne faut pas préjuger. Comme vous le savez, le ministre des Affaires étrangères d’un Etat n’est pas diplomate dans le sens strict du terme, mais il est le chef de la diplomatie et la diplomatie doit parler plus et agir moins.
JOURNALISTE : Etes-vous sur le bon chemin ?
N. KOTZIAS : On s’occupe de tous.
JOURNALISTE : - Que répondriez-vous aux détracteurs de la Fédération bicommunautaire, bizonale ?
N. KOTZIAS : Ce n’est pas à moi de répondre à cette question, car ces questions relèvent des affaires intérieures de la République de Chypre. Les accords de Londres et de Zurich ont accordé à la Grèce un rôle obsolète qui doit être supprimé, le rôle de la puissance garante.
Par ailleurs, je dois faire en sorte que l’armée d’occupation se retire dans les plus brefs délais et veiller à l’application de l’Etat de droit, du droit européen, sur tout le territoire de l’UE. Toutes les autres questions relèvent de l’ordre juridique interne de Chypre, ce sont des questions qui relèvent de la responsabilité de la République de Chypre, de la Chambre des Représentants et des partis de Chypre.
JOURNALISTE : J’imagine que vous avez la même attitude à l’égard des colons ?
N. KOTZIAS : Ce n’est à nous de négocier ces questions, c’est à la République de Chypre. L’objectif de nos « négociations » est de mettre fin au régime obsolète des garanties. Nous respectons pleinement la République de Chypre et nous ne voulons pas permettre aux grandes puissances ou à des pays tels que la Grèce et la Turquie, d’intervenir dans les affaires intérieures de la République de Chypre. Et nous serions très contents si Ankara saisissait le message.
Octobre 27, 2015