Nous avons eu une rencontre particulièrement utile avec Mme Clinton. J'ai eu l'occasion de l'informer personnellement des décisions prises hier lors du Conseil européen. Ces décisions apportent une bouffée d’air à la Grèce afin qu’elle puisse mettre en œuvre les changements nécessaires. Nous avons souligné le fait que nos partenaires européens avaient reconnu que le problème n'était pas seulement grec, mais aussi européen ainsi que l'attitude importante adoptée par les Etats-Unis pendant cette période. En effet, les Etats-Unis ont souligné l’importance pour l'Europe d'aboutir à une solution qui puisse soutenir l'économie au niveau mondial, et c'est ce à quoi nous nous employons.
Nous nous sommes également entretenus sur une série de questions ayant trait à notre région. Nous avons évidemment discuté de la Turquie et de Chypre et l’occasion m’a été donnée de remercier les Etats-Unis pour leur attitude ferme concernant la question des forages de la République de Chypre.
Nous avons discuté des Balkans et de notre région, des efforts importants consentis par la Grèce afin de permettre l’adhésion des Balkans à l'Europe et de son rôle de premier plan dans cette perspective. Nous avons par ailleurs parlé de notre détermination à parvenir à une solution pour ce qui est de la question du nom de l’ARYM. En la matière, Skopje ne fait pas preuve – du moins actuellement – de la volonté politique nécessaire pour parvenir à une solution.
Enfin, nous nous sommes entretenus sur le Moyen-Orient, où j’ai eu l’occasion de me rendre récemment, à savoir en Egypte, en Jordanie et au Liban. J’ai informé la Secrétaire d’Etat de ces visites et elle m’a à son tour informé de leurs contacts et visites dans la région. Notre souhait est de voir régner la paix et la prospérité dans la région.
En d’autres termes, cette rencontre était positive et s’est déroulée dans un climat particulièrement cordial qui montre bien que sur un grand nombre de dossiers la Grèce et les Etats-Unis ont une approche commune et je m’efforcerais de toute évidence de poursuivre ces contacts à l’avenir.
Journaliste : Que vous a-t'elle dit en vue des pourparlers sur le dossier chypriote?
M. Lambrinidis : Tous deux soutenons ces pourparlers. Nous estimons qu'il est primordial de parvenir à une issue positive. Cela va de soi, et j'aimerais à cette occasion souligner notre soutien au Président Christofias pour l’effort important consenti mais aussi l'intransigeance dont fait preuve la partie chypriote turque. En définitive, il s'agit d'un problème d'invasion et d'occupation qui perdure depuis des décennies et qui ne devrait pas se poursuivre. Tel est le fond de la question et j’espère qu’une solution équitable et durable pourra être atteinte.
Octobre 28, 2011