Discours de Mme Xenogiannakopoulou, à l’occasion de la journée de la mémoire du génocide des Grecs pontiques

Répondant à une question du député du parti LAOS, M. Alexandros Chryssanthopoulos, à l’occasion de la mémoire du génocide de l’hellénisme pontique, Mme Xenogiannakopoulou, ministre adjointe des Affaires étrangères, a souligné :

« Aujourd’hui, 19 mai, nous honorons la mémoire des victimes du génocide de l’hellénisme pontique. Comme chaque année, nous accomplissons notre devoir moral, historique et national à l’égard du génocide qui a eu lieu pendant la période 1916 –1923 et a conduit à l’extermination de plus de 353 000 Grecs pontiques, selon le bilan officiel. Par une décision unanime du Parlement hellénique le 24 février 1994, sous le gouvernement d’Andreas Papandréou, le 19 mai a été déclarée « journée de la mémoire du génocide des Grecs pontiques » dans le but d’honorer les victimes et de mettre en pleine lumière la vérité historique au nom de l’Etat grec et de l’hellénisme du monde entier. L’hellénisme pontique, en dépit de cette immense tragédie, de l’exil et de ses souvenirs douloureux, dans les pays où il a trouvé refuge, soit notre pays ou à l’étranger, a toujours été une source de créativité, de développement et de progrès, tout en conservant sa tradition vivante ainsi que sa fierté découlant de son histoire.

La mémoire historique est importante pour notre conscience nationale, pour notre propre connaissance et pour l’éducation de la nouvelle génération de notre pays. Notre pays, libéré de toute phobie, s’emploie de manière systématique à faire triompher la vérité historique. Dans le cadre de l’élaboration de notre politique extérieure, nous avons toujours axé nos relations sur la base des principes de la paix, du droit international, des relations de bon voisinage, ce qui, entre autres, ne peut être fait qu’en faisant triompher la vérité historique et en conservant la mémoire des événements et des étapes décisifs de l’histoire.

Dans ce contexte, je voudrais vous assurer que le gouvernement ne renonce à aucun choix, que ce soit politique ou diplomatique. Il entreprend des initiatives et soutient toute action qui pourrait faire triompher la vérité historique. Comme vous vous êtes référés au Parlement européen aussi, je voudrais évoquer une expérience que j’ai vécue personnellement à l’époque où j’étais moi-même député au sein du parlement européen. Tous les députés européens grecs, indépendamment de leur affiliation politique, ont délivré un vrai combat pour que la référence au génocide de l’hellénisme pontique tout comme celui des Arméniens, soit noté dans les décisions du Parlement européen.

Mai 19, 2011