Discours du ministre des Affaires étrangères devant la Direction de l’Administration publique du Monténégro (Podgorica, 27.01.2011)

L’Europe placée au cœur des Balkans occidentaux : l’histoire du Monténégro


Points principaux :


• La Grèce ne considère pas le parcours européen du Monténégro et des Balkans occidentaux dans leur ensemble, comme un processus bureaucratique. Le parachèvement de l’élargissement de l’UE aux Balkans a une influence directe sur nous. C’est pourquoi nous avons eu toujours et nous continuons d’avoir une vision pour les Balkans : un espace uni dans lequel les personnes, les biens et les services circuleront librement, un voisinage européen situé à la partie Sud-est de l’Union européenne.

• En 2009, lorsque nous avons formulé l’initiative appelée « Agenda 2014 », la conjoncture positive de 2003 avait disparu et il fallait la faire revivre. C’est pourquoi, nous avons pris cette initiative et j’ose dire que nous avons atteint ce premier objectif qui consistait à placer de nouveau le processus d’élargissement des Balkans occidentaux en tête de liste des priorités de l’Union européenne.

• La Grèce exercera la présidence de l’Union européenne durant le premier semestre de 2014 et par conséquent nous axerons nos actions sur l’exemple réussi de l’Agenda de Thessalonique de 2003 et notre objectif est d’organiser de nouveau une nouvelle réunion au sommet entre l’UE et les Balkans occidentaux, qui portera le nom de « Thessalonique II ». Notre objectif est lors de cette réunion d’adopter une déclaration politique qui fixera des objectifs à la fois ambitieux et réalistes visant au parachèvement du parcours d’adhésion des pays des Balkans occidentaux.

• Ouvrir les négociations d’adhésion avec tous les pays candidats et non seulement avec votre pays est une tâche facile, c’est une décision politique que prendront les Etats membres. La tâche la plus difficile est de pouvoir mener les négociations d’adhésion. Cela est difficile, cela requiert du temps, certains feront marche arrière et nous verrons des Etats membres présenter leurs propres demandes et faire part de leurs sensibilités et intérêts.

• Les critères et modalités fixés par l’Union européenne ne sont pas des’ « entraves gênantes » qui doivent être surmontées. Au contraire, celles-ci servent de motivation pour l’adaptation de la meilleure façon possible aux normes européennes. La conformité à ces normes attestera de l’attachement du pays aux principes et valeurs fondateurs de l’Europe.

• Je suis convaincu que l’avenir, l’avenir proche du Monténégro ainsi que de toute la région des Balkans occidentaux est au sein de la famille européenne, au sein de l’Union européenne, cette communauté de valeurs. Telle est la seule façon d’aller de l’avant. Il n’existe pas d’autres alternatives. Et je vous assure que la Grèce sera à vos côtés, comme elle l’a toujours été  en tant que partenaire et ami crédible sur la voie vers l’Union européenne.

Texte intégral des déclarations (texte original en anglais):


Cher Milan, je te remercie beaucoup pour tes propos d’accueil et pour l’accueil aujourd’hui et demain lors de notre rencontre dans le cadre du Processus de Coopération de l’Europe du Sud-est. Comme vous pouvez le constatez vous-mêmes, lorsque je m’exprime en anglais j’ai un léger accent allemand et notamment autrichien que j’ai acquis durant les années que j’ai passées en Autriche, à Vienne. Mes liens personnels et particulièrement forts avec Leopold Maurer datent de cette époque et je me réjouis de le voir aujourd’hui ici parmi les autres auditeurs.


Je voudrais tout d’abord vous dire que c’est un grand plaisir pour moi de me trouver ici et d’avoir l’opportunité de m’entretenir avec les membres de l’administration publique, les personnes qui préparent l’avenir européen de leur pays, de votre pays. Mon objectif n’est pas tout simplement de donner une conférence. Ça m’intéresserait vivement d’écouter vos réflexions sur l’Europe, sur l’avenir de l’Europe et, probablement, sur votre avenir au sein de l’Europe et comme le ministre l’a affirmé, je suis bien entendu à votre disposition de répondre à toutes vos questions.


Car, et permettez-moi d’entamer notre discussion par cette remarque,  nous les ministres qui participent aux réunions à huis clos  à Bruxelles, nous évoquons des questions telles que l’élargissement aux Balkans occidentaux, sans la contribution des personnes qui vivent dans la région et subissent les conséquences de nos décisions. Toutefois,  à mon avis, la Grèce qui fait partie de cette région, connaît les sentiments des peuples de la région et c’est pourquoi la Grèce a la voix la plus crédible au sein de l’Union européenne en matière d’élargissement de l’UE aux pays des Balkans occidentaux. Je pense que la voix de la Grèce est la plus crédible lorsqu’elle déclare sa volonté de voir la région tout entière des Balkans occidentaux, tous nos pays voisins, adhérer pleinement à l’UE.


Outre les enceintes internationales, bon nombre de nos confrères doivent faire face à l’opinion publique qui souffre de ce que l’on appelle «la fatigue de l’élargissement ». C’est l’un des termes les plus modernes que l’on utilise à l’UE mais malheureusement il reflète la réalité que nous devons prendre en compte. Et la fatigue de l’élargissement est aussi liée à cette continuelle « psychanalyse constitutionnelle » à laquelle l’UE se soumet en se posant des questions telles que : sommes-nous une organisation intergouvernementale ou supranationale ? Voulons-nous une Europe des Etats et des Nations ou une Europe des peuples ? Telles sont les questions auxquelles sont confrontés les Etats membres de l’Union ainsi que l’opinion publique tout au long de l’histoire européenne.


Je voudrais votre avis, après cette brève introduction, sur la réaction de nos compatriotes à la libéralisation du régime des visas. Pour la Commission européenne et bon nombre de nos partenaires européens cette décision était, si vous le voulez, l’étape suivante d’un processus convenu à l’avance. Toutefois, le fait que notre pays ait rempli  tous les critères et l’obligation de visa ait été levé, constituait un développement important  qui a eu un très gros impact sur la vie quotidienne des habitants du Monténégro. Cette évolution a marqué la fin de longues files d’attente devant les consulats et aussi la fin d’une époque de contraintes. Elle constitue également la fin des recettes provenant de l’obligation de visa pour certains pays comme la Grèce mais, nous étions disposés à y renoncer.


Cela fut très important pour nous en Grèce, car la nouvelle année en question, lorsque l’obligation de visa fut abolie pour le Monténégro et autre pays de la région, nous avons enregistré une hausse importante des visiteurs dans notre pays en provenance du Monténégro, de la Serbie et de l’ARYM. Nous avons dû prendre des mesures spéciales pour pouvoir faire face au flux accrus de visiteurs aux frontières.

La Grèce ne considère pas le parcours européen du Monténégro et des Balkans occidentaux dans leur ensemble, comme un processus bureaucratique. Le parachèvement de l’élargissement de l’UE aux Balkans a une influence directe sur nous. C’est pourquoi nous avons eu toujours et nous continuons d’avoir une vision pour les Balkans : un espace uni dans lequel les personnes, les biens et les services circuleront librement, un voisinage européen situé à la partie Sud-est de l’Union européenne.

Et ce processus ne s’est pas fait du jour au lendemain. Vu l’histoire tourmentée récente de la région, nous devons être réaliste. Notre région, la région des Balkans n’est pas une région facile, il a fallu investir beaucoup d’énergie et d’efforts en vue d’ouvrir un nouveau chapitre dans la région sur la base de la coopération et des relations de bon voisinage. Les relations de bon voisinage sont pour nous le mot clé lorsque nous parlons de l’élargissement futur de l’UE. Par conséquent, le processus de coopération de l’Europe du Sud-est, dont la présidence est aujourd’hui exercée par le Monténégro était une initiative à d’emblée participé.


L’élargissement, et j’en suis convaincu, s’est avéré l’une des politiques les plus réussies de l’UE et Leopold Maurer, qui se trouve ici aujourd’hui, travaille depuis très longtemps dans la section compétente de la Direction générale de l’élargissement, et il le sait très bien.


Nous ne devons pas oublier tout cela lorsque nous discutons du parcours futur de l’élargissement de l’UE aux Balkans occidentaux. Et pendant la présidence hellénique de l’UE en 2003, la pierre angulaire de la politique de l’UE pour les Balkans occidentaux a été posée, ledit « Agenda de Thessalonique » qui a marqué le début de la perspective européenne pour la région dans son ensemble.


Aujourd’hui, vu ce sentiment généralisée de « fatigue », nous ne pouvons pas nous arrêter à mi-chemin. Et j’aimerais que nous avanciez des arguments lors de notre discussion afin qu’au cours du prochain Conseil des ministres à Bruxelles je puisse – en dépit du scepticisme accru et du sentiment dominant de « fatigue de l’élargissement – soutenir l’idée selon laquelle nous devons réitérer l’attachement sans faille de l’UE à la perspective européenne des Balkans occidentaux, notamment en une période de développements dans notre voisinage direct, des développements qui ne sont pas les plus positifs, et c’est le meilleur message vers l’UE, à savoir que les pays des Balkans occidentaux sont stables et l’élargissement vers les Balkans occidentaux est un élément convainquant au sein de l’opinion publique européenne.


Force est de rappeler, à cet égard, que la Grèce a mis en avant une nouvelle initiative l’  « Agenda 2014 » en vue d’accélérer le processus d’adhésion de nos partenaires et amis des Balkans occidentaux à la famille européenne. Notre message était très simple, mais aussi très clair, à savoir que la pleine adhésion est un objectif réalisable. Que la région doit figurer tout en haut de l’agenda de l’Union et que l’heure est venue, non seulement de renouveler l’attachement de l’UE à la région, mais aussi de tracer un parcours clair assorti de conditions tangibles, sur la base de la conditionnalité existante.


Je vais essayer de vous expliquer en des termes clairs, les raisons pour lesquelles la Grèce a décidé d’entreprendre cette initiative et de choisir la date de 2014. Je suis très réaliste pour ce qui est des évolutions au sein de l’UE et je sais qu’il faut du temps pour que les choses évoluent à l’UE, pour que nous puissions commencer à dire « oui » à l’ « Agenda 2014 ». L’année 2014 était probablement une date butoir irréaliste et extrêmement ambitieuse, mais comme je l’ai dit tout à l’heure, nous devons faire face à notre opinion publique, à l’opinion publique des Etats membres de l’UE et comme vous pouvez le constater notre opinion publique est hésitante et réservée quant à l’idée de l’élargissement ultérieur de l’UE. Je pense donc que nous devons utiliser et valoriser les symbolismes et 2014 était une date symbolique, car elle marque 100 ans depuis le début de la première guerre mondiale qui a éclaté dans notre région, à Sarajevo. Nous voulions rappeler à l’opinion publique et aux Etats membres de l’UE que l’UE est une entreprise axée sur la paix, probablement l’entreprise de paix la plus réussie pour notre continent et nous devons le rappeler aux peuples de l’Europe et utiliser ce concept d’entreprise de paix. Car je suis profondément convaincue que les plaies « ouvertes » dans notre région peuvent se cicatriser par le biais du processus d’adhésion à l’UE. Pour cette raison, la Grèce a choisi la date de 2014, une date symbolique qui permettra de nous sensibiliser à cette idée, à savoir que les Balkans occidentaux font partie de l’Europe et doivent devenir membres de l’UE.


Comme je l’ai dit, en 2003 nous avons créé cette conjoncture positive et avons élaboré cette idée. Notre sentiment est que quelques années plus tard, en 2009, lorsque nous avons formulé l’initiative appelée « Agenda 2014 », la conjoncture positive de 2003 avait disparu et il fallait la faire revivre. C’est pourquoi, nous avons pris cette initiative et j’ose dire que nous avons atteint ce premier objectif qui consistait à placer de nouveau le processus d’élargissement des Balkans occidentaux en tête de liste des priorités de l’Union européenne. 
J’aimerais ajouter et affirmer de manière claire que l’avenir européen des Balkans occidentaux deviendra à nouveau une priorité de premier rang lors de la prochaine présidence grecque de l’UE. La Grèce exercera la présidence de l’UE durant le premier semestre de 2014 et par conséquent nous axerons nos actions sur l’exemple réussi de l’Agenda de Thessalonique de 2003 et notre objectif est d’organiser de nouveau une nouvelle réunion au sommet entre l’UE et les Balkans occidentaux, qui portera le nom de « Thessalonique II ». Notre objectif est lors de cette réunion d’adopter une déclaration politique qui fixera des objectifs à la fois ambitieux et réalistes visant au parachèvement du parcours d’adhésion des pays des Balkans occidentaux. Nous nous sommes fixés trois objectifs principaux que j’aimerais brièvement vous présenter :


Premièrement, créer un groupe appelé « Groupe 2014 » qui sera composé d’Etats membres qui formeront des « alliances préparatoires » avec des pays candidats et participeront activement au processus ce qui signifie que les groupes des Etats membres coopèreront étroitement avec le pays candidat dans le but de la préparation à l’adhésion à l’UE.


Deuxièmement, établir des liens de coopération étroits entre les pays candidats au niveau régional, renforcer les plateformes de coopération existantes et mettre l’accent sur l’interaction entre ces plateformes. Je pense qu’il faut valoriser cette expérience acquise par le biais des plateformes de coopération régionales telles que le processus de coopération de l’Europe du Sud-est et le Conseil de coopération régionale (RCC). Je crois en l’objectif de la pleine adhésion des pays des Balkans occidentaux et je pense fermement que cet objectif sera un nouveau facteur catalyseur de changement et de progrès. Il servira de motivation pour les réformes et de base pour l’évaluation des gouvernements de la région et telle sera la principale promesse de l’Europe qui viendra confirmer que les Balkans occidentaux appartiennent à cette famille. Nous n’avons pas encore réfléchi à cette date butoir, mais j’utiliserais la même argumentation et la même philosophie que celle utilisée avec « l’Agenda 2014 », lorsque nous avons parlé des 100 ans marquant le début de la première guerre mondiale. Je pense qu’un calendrier réaliste serait la date butoir de 2018, qui marque les cent ans après la fin de la première guerre mondiale.


En toute franchise, j’ajouterais que le Monténégro entretient des liens spéciaux et a une place spéciale dans ce parcours. Une place spéciale, puisqu’il est un modèle particulièrement réussi qui sert de boussole pour les autres pays candidats dans la région. Il suffit de regarder les exploits de votre pays au cours de la dernière année.


C’était une année très importante pour le Monténégro et ses ambitions européennes. Peu avant la fin de 2009, l’UE a décidé d’appliquer le régime de libéralisation des visas pour les ressortissants du Monténégro, comme je l’ai affirmé tout à l’heure. En mai 2010, l’accord de stabilisation et d’association est entré en vigueur et enfin, le Conseil de décembre 2010 a octroyé le statut de pays candidat au Monténégro ce qui constitue probablement le développement le plus important dans le parcours européen de ce pays.


Force est de souligner également que nous avons soutenu la proposition de la Commission d’attribuer le statut de pays candidat au Monténégro et la décision du Conseil européen de reconnaître les progrès réalisés à ce jour par ce pays. En outre, cela est également un appel qui vous est adressé afin que vous réalisiez les réformes et les adaptations nécessaires, en faisant preuve d’une plus grande force. Et c’était vraiment un message d’encouragement et d’optimisme pour le peuple du Monténégro qui est valable pour les Balkans occidentaux dans leur ensemble. Car nous ne devons pas sous-estimer ces messages adressés à la région lorsque les efforts d’une partie de la région, d’un pays de la région sont couronnés de succès.


Le défi aujourd’hui est de nous acquitter avec succès des tâches qu’il nous reste à accomplir. L’avis consultatif de la Commission, comme nous le savons tous, a fixé sept principales priorités qui doivent être réalisées. Et le Conseil de décembre 2010 a déclaré dans ses conclusions que, aussitôt que la Commission évaluera que le Monténégro a réalisé l’objectif nécessaire en termes de critères d’adhésion et que les principales priorités ont été réalisées, le Conseil européen examinera l’ouverture de négociations d’adhésion.


Par conséquent, l’avis consultatif devra servir de motivation et à ce stade je voudrais vous encourager à procéder aux réformes nécessaires. Leur réalisation réussie – notamment pour ce qui est de l’Etat de droit et de la réforme du corps judiciaire, la lutte contre la corruption et le crime organisé, le renforcement des capacités de l’administration publique, etc. – seront le ticket d’entrée pour passer à l’étape à suivante.


Les sept principales priorités de la Commission ne sont pas seulement étroitement liées aux critères de Copenhague et à la conditionnalité du processus de Stabilisation et d’Association, mais sont interdépendantes. Par exemple, un corps législatif puissant est un élément central de la démocratie. De même, le corps judiciaire et l’Etat de droit ne sont pas de simples exigences techniques, mais une condition essentielle au plein respect des droits de l’home. Il en va de même pour la lutte contre la corruption et le crime organisé, une lutte revêtant une importance majeure pour le fonctionnement sans heurts de l’économie de marché. Enfin, la réforme du secteur public, n’est pas simplement un critère pour l’ouverture des négociations d’adhésion, c’est aussi une clé pour un parcours réussi afin d’ouvrir des négociations d’adhésion avec tous les pays candidats et non seulement avec votre pays.


Ouvrir les négociations d’adhésion avec tous les pays candidats et non seulement avec votre pays est une tâche facile, c’est une décision politique que prendront les Etats membres. La tâche la plus difficile est de pouvoir mener les négociations d’adhésion. Cela est difficile, cela requiert du temps, certains feront marche arrière et nous verrons des Etats membres présenter leurs propres demandes et faire part de leurs sensibilités et intérêts. C’est en ce moment que le travail essentiel sera accompli et je pense qu’en tant que représentants de l’administration publique c’est à vous de jouer un rôle de premier plan dans ce sens.


Au total, ces priorités principales auxquelles je me suis tout à l’heure référé, ne sont pas de simples conditions à l’adhésion finalement du Monténégro. Elles sont nécessaires pour la préparation du Monténégro afin que ce dernier puisse être un partenaire à pied d’égalité avec les autres partenaires au sein de la famille européenne, une fois qu’il adhérera en tant qu’Etat membre. En d’autres termes, les critères et les conditions fixés par l’Union européenne ne sont pas des’ « entraves gênantes » qui doivent être surmontées. Au contraire, celles-ci servent de motivation pour l’adaptation de la meilleure façon possible aux normes européennes. La conformité à ces normes attestera de l’attachement du pays aux principes et valeurs fondateurs de l’Europe. 

Et il ne faut pas oublier que l’état d’avancement de chaque pays des Balkans occidentaux dans son parcours vers l’UE dépend tout d’abord du pays candidat lui-même. Il dépend des performances de chaque pays et plus vite le pays relève les défis de l’adhésion, plus le processus de négociation avancera.
Dans ce sens, l’histoire du Monténégro constitue un modèle réussi. Et cela grâce à vous, cette réussite n’est pas seulement due à la classe politique du pays et à des personnes comme mon cher ami Milan, mais aussi à vous, qui êtes au cœur de l’administration publique du pays, la force motrice du parcours européen du pays. Je vous invite donc à ne pas laisser les choses inachevées.


Je vous souhaite de tout cœur tout le succès dans ce parcours du Monténégro vers l’adhésion à l’UE. Et je le redirais publiquement, je suis convaincu que l’avenir, l’avenir proche du Monténégro ainsi que de toute la région des Balkans occidentaux est au sein de la famille européenne, au sein de l’Union européenne, cette communauté de valeurs. Telle est la seule façon d’aller de l’avant. Il n’existe pas d’autres alternatives. Et je vous assure que la Grèce sera à vos côtés, comme elle l’a toujours été  en tant que partenaire et ami crédible sur la voie vers l’Union européenne.


Encore une fois, merci pour votre attention. Je suis à votre disposition pour toute question et un débat avec vous.


Seul le prononcé fait foi

Janvier 28, 2011