A.F. RASMUSSEN: Mesdames et messieurs, bonjour
J'attendais avec un grand intérêt cette visite à Athènes, ainsi que le moment où M. Dimas et moi partagerions la même tribune. Et ce, pour pouvoir, depuis cette tribune, féliciter la Grèce pour le 60e anniversaire de son adhésion à l'OTAN. Afin de pouvoir parler du rôle futur de l'Alliance et pour vous assurer tous du soutien de vos 27 pays alliés de l'OTAN.
Nombreux sont ceux dans ce pays qui devront penser que tout change, mais pas pour le mieux.
La Grèce est touchée de plein fouet par la crise économique internationale. Et ce qui, dans le passé, était considéré comme acquis, aujourd'hui, apparaît de plus en plus incertain.
En raison de la situation actuelle, je suis parfaitement conscient que le gouvernement de la Grèce doit axer toute son attention sur la mise en ordre de son économie ainsi que sur sa réorganisation. En outre, je comprends que, pour un grand nombre de Grecs la sécurité sociale constitue l'une des plus grandes sources de préoccupation.
Malheureusement, ce n'est pas seulement le paysage économique qui est en train de changer. L'environnement de la sécurité internationale change également et, ce à un rythme fulgurant.
Le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive, la piraterie, la guerre du cyberespace, ne sont que quelques défis figurant sur la longue liste de nouveaux et difficiles défis qui ont un impact sur toutes les nations. Des défis qui ne vont pas attendre à ce que nous mettions de l'ordre à nos économies. Tout comme la crise économique, ces défis exigent une attention immédiate et la coopération la plus étroite possible au niveau international.
Soixante années après l'adhésion de la Grèce à l'OTAN, l'Alliance nord-atlantique continue de mettre à disposition de la Grèce un cadre unique pour l'établissement d'une coopération internationale étroite. Et cela aidera également votre économie, car, à travers sa coopération avec les alliés au sein de l'OTAN, la Grèce peut renforcer sa sécurité, ce qui constitue une condition au redressement de son économie à long terme.
Je voudrais, à titre de clarification, souligner les trois principales caractéristiques de notre Alliance: Premièrement, notre sécurité commune et nos valeurs communes. Deuxièmement, le fait que nos contributions ont un effet multiplicateur en matière de défense et, troisièmement, la façon dont nous pourrons répandre la stabilité au-delà de nos frontières.
Premièrement, la sécurité commune et les valeurs communes. Telle est en fait la raison d'être de l'OTAN depuis sa création en 1949. Notre parcours commun et la coopération entre les pays alliés, en vue de défendre non seulement la sécurité de nos nations et de nos peuples, mais aussi de protéger leurs valeurs communes.
La liberté, la démocratie, le dialogue, toutes ces valeurs qui trouvent leur origine dans le cœur de l'Europe, la Grèce antique. Et il s'agit des valeurs qui forment le noyau même de l'OTAN depuis plus de 60 années.
Pendant la guerre froide, nous avons défendu avec succès notre sécurité et nos valeurs communes. Par la suite, nous avons impliqué nos anciennes ennemies dans un cadre de dialogue et de coopération, tout en renforçant la sécurité de notre continent. Et, nous avons pas mal de fois fait preuve de détermination dans la protection de notre sécurité et de nos valeurs. Un exemple révélateur de cela est la cessation du génocide dans la région des Balkans.
La Grèce continue de contribuer à nos opérations au Kosovo et en Afghanistan.
Et, l'année dernière, vous nous avez aidé à assurer le succès des efforts dirigés par l'OTAN dans le but de protéger le peuple libyen, en mettant à disposition la base aérienne de Souda, en Crète.
Telle a été encore une preuve du soutien et de la solidarité de la Grèce envers ses alliés. Votre rôle actif au sein de l'OTAN, vient renforcer ma conviction que nous pouvons continuer d'œuvrer de concert en vue de relever les nouveaux défis.
Permettez-moi de vous donner un exemple à cet égard: la sécurité maritime. Forte de sa marine marchante qui joue un rôle de premier plan au niveau mondial, la Grèce dispose d’une grande part dans la sécurité des lignes de communication maritimes au niveau mondial. Une opération maritime antiterroriste de l'OTAN, est en cours en Méditerranée, ainsi qu'une opération de lutte contre la piraterie au large de la Somalie. Nous sommes en train d'explorer les moyens qui nous permettront de valoriser cette opportunité dans l'avenir. Et, j'espère que la Grèce participera pleinement à cet effort.
Une deuxième caractéristique de l'OTAN est son effet multiplicateur sur les efforts individuels des Etats membres en matière de défense. En fait, l'Alliance offre à ses 28 membres, y compris à la Grèce, une plus grande sécurité, à un coût beaucoup plus bas par rapport à celui auquel pourrait parvenir chaque pays membre à titre individuel.
Et, bien entendu, l'utilisation plus efficace des ressources revêt aujourd'hui une importance particulière. A une époque où non seulement la Grèce mais aussi beaucoup d'autres pays de l'OTAN traversent une période difficile au niveau de leurs économies. Et à une époque où un bon nombre d'alliés réduisent leurs dépenses dans le domaine de la défense en vue de consolider leurs budgets. Les Etats-Unis figurent également parmi ces pays et ont annoncé un changement important dans leur position défensive ici en Europe.
Tout cela requiert une nouvelle approche. Tous les alliés doivent axer leur attention sur les dangers et les menaces de l'avenir et non pas du passé. Tous les pays comme la Grèce doivent valoriser cette crise et saisir les opportunités qui se présentent pour mettre en place d'importantes réformes dans le domaine de la défense. Ils doivent axer leurs efforts sur les forces déployables au lieu d'allouer les ressources déjà limitées au maintien des forces statiques. Ils doivent coopérer avec les autres alliés en vue de mettre à disposition des forces militaires de haute priorité dont nous avons besoin au sein de l'OTAN, des effectifs que chaque allié ne peut mettre à disposition à titre individuel.
J'ai appelé cette approche "défense intelligente". Mon objectif est, lors de la prochaine réunion au sommet de l'OTAN, à Chicago au mois de mai, que tous les alliés adoptent la "Défense intelligente" en tant que principe directrice pour le développement des capacités au sein de l'Alliance. Et tous les alliés, y compris la Grèce, prendront des engagements à cet égard.
Mesdames et messieurs,
Une troisième caractéristique de l'OTAN est notre capacité à répandre la stabilité au-délà de nos frontières. Nous sommes tous conscients que notre sécurité en tant qu'alliés de l'OTAN est étroitement liée à celle de tous les pays qui nous entourent. Par conséquent, nous avons impliqué un bon nombre de nos partenaires à un cadre de dialogue et de coopération. Cela aide ces pays à se sentir plus en sécurité et cela aide aussi nous de nous sentir plus en sécurité.
Pendant une grande période, la Grèce et la Turquie ont été les seuls pays de la région à faire partie de l'Alliance. Les entretiens et la coopération dans le cadre de l'OTAN offrent un forum pour désamorcer les tensions, engager une discussion sur les dossiers sensibles avec tous les alliés et parvenir à des solutions réalistes.
Aujourd'hui, un bon nombre de pays voisins de la Grèce sont des membres à part entière de l'OTAN et de l'Union européenne. Et nombreux sont les pays des Balkans Occidentaux qui œuvrent d'arrache-pied en vue de pouvoir adhérer à notre alliance dans l'avenir.
L'intégration euro-atlantique réalisée à un rythme soutenu de la région des Balkans occidentaux a renforcé de manière considérable la sécurité et la stabilité dans ce pays, dans cette région et dans la région élargie de l'Europe. Toutefois, cette intégration est loin d'être achevée. Nous avons besoin du soutien politique de la Grèce ainsi que de son engagement vis-à-vis de ses voisins dans la région des Balkans occidentaux qu'elle continuera à promouvoir ce processus.
L'engagement constant de la Grèce revêt également une importance majeure pour le rapprochement entre l'OTAN et l'UE. L'intégration de la région des Balkans occidentaux est l'une de nombreuses questions à l'égard desquelles nos deux organisations partagent les mêmes inquiétudes et où leurs rôles viennent compléter l'un l'autre. La crise économique actuelle et la nécessité de parvenir à des solutions réalistes et économiques sur le plan des coûts à un grand nombre de défis auxquels sont confrontés nos nations, viennent renforcer l'argument en faveur d'une coopération efficace entre l'OTAN et l'UE.
Enfin, la Grèce dispose de la position géographique appropriée pour aider à la consolidation d'une plus grande sécurité dans la région de la Méditerranée et du Moyen-Orient. Le "Printemps arabe" l'année dernière a fait nourrir les espoirs pour plus de stabilité, de prospérité et de justice dans cette région immense. La mesure dans laquelle ces espoirs seront réalisés, influera considérablement sur notre sécurité ici en Europe.
Il existe d'importantes différences entre les pays de la région. Le changement doit provenir tout d'abord par les pays eux-mêmes. Mais, l'aide extérieure sera importante. L'OTAN ne peut et ne jouera pas un rôle de premier plan dans ce processus; toutefois, notre organisation dispose d'un important savoir-faire qu'elle peut offrir, notamment au niveau des réformes dans le domaine de la défense et de la sécurité. Et, puisque nous mettons à disposition cette expertise dans les pays intéressés, j'espère que nous pourrons profiter des relations excellentes qu'entretienne la Grèce avec les pays de la région.
Mesdames et messiers,
Les anniversaires sont souvent l'occasion de faire le bilan des exploits et des réussites du passé et de planifier les actions futures. Je suis convaincu que le 60e anniversaire de la participation de la Grèce à l'OTAN donnera lieu à une telle discussion qui pourra également être engagée dans le cadre de la manifestation d'aujourd'hui.
Ma conclusion est claire. La qualité de membre de l'OTAN, offre à la Grèce la meilleure politique pour assurer sa sécurité.
Aujourd'hui, vous traversez une période de paix sans précédent. L'OTAN vous offre beaucoup plus de sécurité par rapport à la sécurité à laquelle vous pourriez parvenir à titre individuel. Et, à travers l'OTAN, vous établissez des relations importantes avec les pays de la région et au-delà de celle-ci.
Et, cela vous aidera à créer les conditions appropriées pour le redressement économique de la Grèce et sa prospérité à long terme. Et, tel est justement mon souhait et celui de tous les alliés, pour votre pays et votre peuple.
Je vous remercie.
S. DIMAS: Cher Secrétaire général,
Chers invités,
J'aimerais aborder mon propos par deux observations : L’une concerne la démocratie et l’autre l’économie. Vous avez dit – et nous vous en remercions – que la Grèce est le berceau de la démocratie et de la liberté – et nous vous en sommes reconnaissants – mais j’aimerais rappeler à tous une chose que nous oublions.
A l’époque contemporaine, la Grèce après sa libération du jouc Ottoman a vécu sous un régime démocratique pendant plus longtemps que la plupart des pays de l’Europe orientale, centrale ou occidentale. La démocratie parlementaire a été fondée en 1843 et se poursuit jusqu’à aujourd’hui, avec néanmoins certaines pauses. Si l'on compare avec cette période, la Grèce a vécu sous un régime démocratique et libre pendant plus longtemps que la plupart de ses partenaires à l'Union européenne.
En ce qui concerne l’économie, j'aimerais vous assurer, M. le Secrétaire général, que nous, Grecs, sommes déterminés – en manifestant, en soumettant nos vues différentes, car nous sommes un pays démocratique et nous voyons différemment la façon de lutter contre la crise, à faire face à cette crise, à sauver notre économie et à jeter les bases en faveur de la reprise et de la croissance, dans l’intérêt de nos citoyens, de notre pays et de l’Europe.
Mesdames et messieurs,
Je suis à la fois honoré et heureux d'accueillir à Athènes le Secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, à l’occasion du 60e anniversaire de l’adhésion de la Grèce à l’Alliance nord atlantique.
J’aimerais également remercier la Fondation hellénique pour la politique européenne et étrangère (ELIAMEP), pour l’organisation de la manifestation d’aujourd’hui, qui, pendant cette période cruciale que traverse notre pays, vient nous rappeler que la Grèce était et est l'un des principaux facteurs de paix et de stabilité, tant en Europe que dans sa région élargie.
Mesdames et messieurs
Le monde a fortement changé depuis l'adhésion de la Grèce à l'alliance nord atlantique. Ce qui n’a guère changé, toutefois, ce sont les principes et valeurs fondamentaux que l'OTAN est invité à défendre, à savoir la démocratie, les libertés individuelles et l'Etat de droit, ainsi que les principes et les objectifs de la Charte des Nations Unies.
Ces principes sont toujours aussi actuels qu’il y a 60 ans. Ce sont ces principes auxquels la Grèce demeure attachée et qu’elle sert de manière ininterrompue, tant au niveau national, qu’au sein d’organisations régionales ou internationales, comme l’OTAN ou l’UE.
Le lien de la Grèce avec l'OTAN dépend directement du concept national de défense, mais aussi de la conception liée à la position de notre pays vis-à-vis des grands changements du système international.
Dans un environnement international emprunt de défis complexes en matière de sécurité et de menaces, la sécurité nationale et la sécurité collective deviennent, de par la force des choses, de plus en plus liées, tant au niveau opérationnel, que stratégique.
La contribution de la Grèce à la consolidation de la stabilité en dehors des frontières, par le biais de sa participation à des missions de paix et humanitaires internationales sous le mandat de l'ONU, contribue finalement de manière décisive à la défense de sa sécurité nationale.
D’ailleurs, la politique de portes ouvertes de l’OTAN, ainsi que le processus d’adhésion de l’Union européenne pour la région de l’Europe du sud est ont changé la carte géopolitique de notre voisinage nord, en opérant comme des facteurs de stabilité. Aujourd’hui, la Bulgarie et la Roumanie sont désormais des partenaires et des alliés de la Grèce, tandis que les autres pays de la région ont développé des relations de partenariat avec l’UE et l’OTAN, en créant de grandes opportunités de coopération et de développement. La Grèce a joué un rôle de premier plan dans ce processus. Le parachèvement de l'effort d’intégration des pays de la région constitue notre choix stratégique, toujours dans le respect des critères et des processus de chaque organisation.
Mesdames et messieurs,
La conception de la Grèce sur l’OTAN est étroitement liée à la conception qu'ont les Grecs sur leur sécurité nationale. Lorsque la Grèce a adhéré à l'OTAN au début des années '50, notre pays sortait tout juste de la seconde guerre mondiale et d'une guerre civile dévastatrice.
A cette époque, l’adhésion de la Grèce à l’OTAN, en association avec le Plan Marshal, a créé l’environnement nécessaire de stabilité qui lui a permis de se développer de manière dynamique. La Grèce, en dépit des difficultés, a participé à la campagne internationale en Corée et depuis participe activement et de manière stable aux opérations de l'Alliance et au développement de cette dernière.
Toutefois, depuis la moitié des années ’70, la Grèce fait face à une menace permanente de la part d’un de ses alliés. Le silence de l’OTAN lors de l’invasion turque à Chypre était assourdissant. En dépit des fluctuations dans les relations gréco-turques, la contestation systématique des droits souverains de la Grèce par la Turquie constitue pour les Grecs une menace tout aussi directe que réelle.
Sous cet angle, la participation de la Grèce à l’OTAN n'a pas réussi à répondre à la menace de sécurité qui est importante pour les Grecs.
Les liens, les valeurs et les attitudes qui nous unissent au sein de l’Alliance doivent enfin prévaloir. Des efforts plus conséquents doivent être consentis afin que ces valeurs de l’Alliance régissent les relations entre alliés.
Telle serait l’évolution naturelle des choses s’il y a avait le plein respect de l’Etat de droit et des règles et procédures établies des relations de bon voisinage, élément nécessaire à la région de la Méditerranée orientale qui est mise à l’épreuve à travers le temps.
Chers Monsieur le Secrétaire général,
Même si la conception de mon pays et de l’OTAN sur la menace ne coïncident pas toujours, il n'en demeure pas moins que pendant ces 60 années, la Grèce a assumé le fardeau et le coût de soutien de la mission de l'Alliance et dans le même temps a livré sa propre bataille pour défendre sa souveraineté nationale.
La Grèce apporte une contribution importante à des opérations cruciales de l’Alliance, comme la KFOR (Kosovo), l’ISAF (Afghanistan), Active Endeavour (patrouille en Méditerranée) et Ocean Shield (piraterie dans la Corne de l’Afrique) et a participé à des grandes opérations humanitaires, comme celles de 2005 après l’ouragan Katrina aux Etats-Unis et le tremblement de terre au Pakistan.
Plus récemment, la position stratégique de la Grèce a joué un rôle déterminant dans le déroulement de l’opération de l’OTAN pour la protection des civils en Libye, tandis que la Crète est devenue un centre de transport et de protection des réfugiés des lieux de conflit.
La prise en charge de la part de l’Etat-major de l’OTAN à Thessalonique (NDC-GR) du commandement du volet terrestre de la Force de Réaction rapide de l’OTAN est tout aussi importante, ainsi que le fait que le Centre d’Opérations ariennes combinées à Larissa continuera d’opérer en tant qu'unité nationale et multinationale dans le cadre de la structure des forces de l’OTAN, en répondant à des besoins opérationnels au niveau national et de l’Alliance.
Dans le domaine de l’éducation et de la logistique, la Grèce dispose d’importants centres, comme le Centre d'entraînement aux opérations d'interdiction maritime en Crète, le Centre multinational de coordination du transport maritime d'Athènes, le Champ de Tir en Crète et le Centre multinational de formation pour les opérations de maintien de la paix à Kilkis.
Compte tenu que l’OTAN et l’UE ne cessent d’enrichir leurs capacités en matière de gestion des crise, le savoir-faire qu’elles offrent aux centres de formation grecs dans des domaines comme la lutte contre la piraterie et la participation à des opérations de paix, constitue une grande valeur ajoutée et a un effet multiplicateur que l'Alliance s'efforce d'obtenir par le biais de la promotion de ce que l'on appelle l'initiative de Défense intelligente (Smart Defence).
Chers Monsieur le Secrétaire général,
Au cours de votre mandat, l'alliance ainsi que l'environnement international dans lequel notre alliance est appelée à mener ses activités, ont fortement changé. Les efforts que vous avez déployés à titre personnel en vue d'assurer que l'OTAN soit en mesure de relever les nombreux et nouveaux défis sont louables.
Notre objectif commun demeure le développement des capacités de l'OTAN ainsi que la coopération de plus en plus étroite avec tous les acteurs internationaux importants, tels que l'Union européenne, l'Organisation des Nations Unies, les organisations régionales ayant un poids et un rôle de plus en plus renforcés sur les relations internationales ainsi que d'importants partenaires, tels quel que la Russie.
En envisageant l'avenir, tout le mode s'accorde à dire que de nouvelles stratégies doivent être développées dans les plus brefs délais, des stratégies qui permettront à l'OTAN de relever les nouveaux défis du 21e siècle. La Grèce, en tant que membre actif de l'Alliance ces dernières 60 années, est déterminée à continuer à jouer un rôle de premier plan dans le processus d'élaboration de ces nouvelles stratégies.
Dans le cadre du nouveau Concept stratégique, une alliance dynamique et efficace d'Etats membres souverains dépendra finalement de trois facteurs principaux, à savoir :
(a) le maintien de l'homogénéité institutionnelle et de la solidarité,
(b) la nécessité de continuer d'élaborer ses objectifs sur la base du principe fondamental de l'unanimité dont l'efficacité a été prouvée
(c) le renforcement et la consolidation de sa légalité, en tant qu'une communauté des valeurs attachée au maintien de la paix, de la démocratie et de l'Etat de droit et au respect des droits de l'homme.
Dans cette conjoncture critique, il nous faut de la vigilance et une capacité de réaction rapide. La réalité économique et politique actuelles comporte de nouveaux défis extrêmement complexes pour tous. Une marche en arrière envers une défense "renationalisée" ne constitue pas un choix alternatif durable.
Le parcours de transformation de l'alliance se poursuit. La prochaine étape sera la réunion au sommet de Chicago.
Chers Anders, je vous remercie pour être venu à Athènes aujourd'hui en vue de célébrer avec nous une autre étape importante de ce parcours. Les 60 années de contribution de la Grèce à l'alliance.
Février 16, 2012