Extraits de l’interview accordée par Mme Xenogiannakopoulou lors de l’émission « Savatokyriako sti NET»

Sur les conclusions des travaux du Conseil européen.

- « C’était une réunion très importante et très positive quant aux résultats. Nous avons noté un progrès notable par rapport au conseil précédent au niveau de l’ambiance car je vous rappelle qu’en octobre dernier et au cours des mois précédents nous avons constaté une crise et une divergence de vues au sein de l’Union européenne. La question est de savoir maintenant dans quelle mesure ces décisions mèneront à une stabilisation, mais je dirais qu’elles ouvrent une voie positive. Cela étant, il est certain que des décisions plus spécialisées seront nécessaires ainsi que des politiques supplémentaires qui devront être mises en avant dans un avenir proche ».


- « J’aimerais souligner trois points revêtant une importance particulière. Tout d’abord le feu vert à une révision limitée du Traité a été donné ainsi qu’à la mise en place, après 2013, d’un mécanisme permanent de gestion des crises. Force est de rappeler ici que cela constituait le combat solitaire du Premier ministre Papandréou il y a quelques mois. Maintenant tout le monde s’accorde pour dire que cela est nécessaire à la stabilité. Les deux autres points revêtant une importance égale sont que pour la première fois la nécessité d’une réponse globale à la crise européenne a été soulignée – et il y a une déclaration des Chefs de gouvernement à ce sujet. Cette décision ouvre la voie à une réponse politique plus élargie de l’Europe. Car que disions-nous pendant toute cette période ? Nous parlions d’une dimension européenne et de la nécessité d’apporter une réponse européenne. Dans cette déclaration est avant tout reconnu le progrès de notre pays, mais aussi son engagement. Cette déclaration revêt une importance particulière car l’Allemagne y participe, ainsi que les autres pays de la zone euro qui s’engagent à faire tout ce qui est en leur pouvoir – comme le dit la déclaration – pour parvenir à une stabilité et faire face à la crise. Par ailleurs, la question du développement équitable est mentionnée, tout comme le rôle de la BCE. Le troisième point revêt une importance aussi égale. Comme vous le savez, en Europe, les choses ne vont pas vite, mais elles mûrissent. Des questions que M. Georges Papandréou soulevait il y a quelques semaines sur un ton animé, comme celle des euro-obligations ou encore la nécessité de mettre en oeuvre des politiques complémentaires qui confèreront une solidarité et une détermination envers les marchés européens, mûrissent désormais. Elles sont sur la table. L’Alliance avec le gouverneur de la BCE, M. Trichet ainsi qu’avec le Premier ministre du Luxembourg, M. Juncker et M. Barroso s’élargit ».


- « La proposition que M. Papandréou a faite hier au groupe parlementaire s’intégrait dans un contexte très européen. Le Traité de Lisbonne prévoit la possibilité d’une initiative populaire, idée que nous, en tant que pays, avions soutenu dans le passé. M. Georges Papandréou a proposé d’appliquer cette nouvelle possibilité et d’organiser une pétition. Bien entendu une initiative similaire doit être prise dans tous les pays. Comme vous le savez cela confère une dynamique à la question des euro-obligations. Nous devons appuyer cette décision positive qui a été prise ».


- « Personne ne peut, à l’heure actuelle, dire comment les choses évolueront, comment les marchés réagiront. Le point positif est que l’Europe semble avoir pris conscience des problèmes et se dit prête à prendre des mesures. Cela étant, les euro-obligations sont nécessaires ainsi que la mise en place d’autres mesures connexes ».


- « D’ores et déjà dans la décision de l’Eurogroupe à laquelle il est fait référence dans les conclusions du Conseil, il est dit que la Grèce examinera l’éventualité d’un prolongement de la durée de remboursement du prêt au même titre que l’Irlande. Comme l’a affirmé hier le Premier ministre au Groupe parlementaire lors de ses discussions avec ses homologues d’autres pays, il y a eu confirmation dans le sens du prolongement de la durée de remboursement, ce qui, comme vous le comprenez, est un véritable soulagement pour notre pays ».

Décembre 20, 2010