Extraits du discours de D. Kourkoulas, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères lors de la conférence internationale sur le soutien aux forces armées libanaises (Rome, 17.06.2014)

Nous vous communiquons ci-après un extrait du discours de Dimitris Kourkoulas, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères lors de la conférence internationale sur le soutien aux forces armées libanaises :

- Comme vous le savez très bien, la Grèce accorde, traditionnellement, une grande importance à la question de la sécurité et de la stabilité de la Méditerranée occidentale et du Moyen-Orient et elle est toujours prête à jouer un rôle constructif dans des périodes de crise et de tension dans la région.

- La stabilité dans la région revêt une importance majeure, notamment, dans l’environnement élargi particulièrement instable du Moyen-Orient.

- Les explorations en vue de rechercher des réserves énergétiques en Méditerranée orientale requièrent la stabilité et le plein respect du droit international.

- En tant qu’Etat membre de l’UE et pays assumant la présidence en exercice du Conseil de l’UE, la Grèce soutient pleinement et encourage le rôle actif de l’UE dans la région dans le cadre de la Politique européenne de voisinage sud. L’Italie, qui assumera la prochaine présidence, soutient pleinement la même priorité.

- Je salue les efforts de l’Italie en faveur du soutien aux forces armées libanaises en tant que moyen pour parvenir à l’unité du pays.

- Toutes les forces politiques libanaises doivent consentir tout effort nécessaire afin de combler au plus vite le vide institutionnel qui a été créé en raison de l’incapacité à respecter les délais définis par la Constitution pour l’élection du Président de la République.

- Le flux massif de personnes qui quittent la Syrie, en raison des conflits – jusqu’en avril 2014 il est estimé que le nombre de réfugiés syriens s’élevait à un quart de la population – a grevé fortement les ressources du pays. Nous félicitons les autorités et la population libanaises pour le soutien des individus qui quittent la Syrie, en raison des violences, mais qui ne peuvent pas, tous seuls, faire face au défi. Il est impératif que le soutien de la communauté internationale au Liban soit tangible et immédiat.

- La Grèce soutient toujours, dans la mesure de ses capacités et de la situation économique actuelle, les forces armées libanaises dans des domaines comme l’éducation et la formation. Nous sommes prêts à continuer dans ce sens, tant au niveau élargi que bilatéral.

- Nous sommes particulièrement ravis que 21 officiers libanais aient été formés au Centre d’entraînement multinational en vue des opérations de soutien de la paix à Kilkis.

- Depuis 2006, la Grèce soutient activement le rôle de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) dans le maintien de la stabilité de la région et participe à la mission en mettant à disposition une canonnière.

- Les événements récents en Irak avec le groupe extrémiste ISIS qui assiège de grandes villes et des centres urbains ne laisse pas de place à l’inaction. La propagation et la diffusion de la crise syrienne sous quelque forme que ce soit, devront être évitées. Il est donc manifeste que la communauté internationale devra consentir tout effort possible en vue de renforcer les institutions du pays et notamment les forces armées libanaises.

- Le Liban n’est pas seulement un champ de bataille contre le terrorisme, comme l’a mentionné le ministre Gebran Bassil.  Le Liban est également le champ de bataille le plus important, si ce n’est le dernier, pour garantir la diversité et la coexistence culturelle et religieuse au cas où la Syrie et l’Irak iraient dans le sens contraire, à savoir la destruction des minorités historiques qui sont liées à la région depuis de nombreux siècles.

- Le Liban a traditionnellement constitué un modèle de respect de la différence culturelle, politique ou autre. La garantie et la promotion de ce modèle est plus que jamais importante dans la région élargie du Moyen-Orient.

Nous sommes tous Libanais.

Juin 17, 2014