Extraits du discours de D. Kourkoulas, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, lors de la conférence organisée par l’ECONOMIST

Lors de la cérémonie d’ouverture officielle de la conférence organisée par l’ECONOMIST à Thessalonique, sous l’égide de la Présidence hellénique, Dimitris Kourkoulas, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, a indiqué entre autres:

«A l’époque actuelle de la mondialisation, on ne peut avoir de politique étrangère sans dimension économique.

La puissance des Etats et leur position au sein du système mondial sont déterminées par de nombreux facteurs. La solidité financière est sans aucun doute un facteur déterminant.

Et, seulement un pays financièrement solide peut mettre à disposition et financer tous les instruments nécessaires tant à la défense qu’à la diplomatie en vue de soutenir et de promouvoir ses intérêts.

Une diplomatie réussie et dynamique contribue à la croissance économique et par conséquent à la prospérité sociale et économique des citoyens.
Il s’agit des choses évidentes mais je considère qu’il est opportun de les répéter pour réfuter l’argument axé sur une perception désuète et erronée du champ des compétences du ministère des Affaires étrangères, d’après laquelle ce dernier ne doit pas s’occuper des questions dites « techniques » relevant de l’économique, mais seulement de la « haute diplomatie ».

Si l’on voit les priorités, l’organisation et l’action des services diplomatiques de tous les Etats modernes, on comprendra que l’accent mis sur la diplomatie économique est désormais un lieu commun.

Aujourd’hui, au ministère des Affaires étrangères, il est tout à fait clair que la diplomatie économique fait partie intégrante de la politique étrangère grecque.

La présence économique grecque dans les pays tiers est un moyen d’exercice de la politique étrangère et par conséquent un objet de grand intérêt pour le ministère des Affaires étrangères.

Notre pays a encouru le danger de la faillite désordonnée. Nous avons pu éviter le pire mais notre économie est entrée en profonde récession. Afin que la sortie de la crise qui commence à se profiler et qui est soutenue par l’ajustement budgétaire spectaculaire et par certains changements structurels nécessaires puisse être couronnée de succès et durable, un accent plus important doit être mis sur l’extraversion.
Notre plan d’action pour 2014:

En ce qui concerne le ministère des Affaires étrangères, nous avons l’intention, dans le mesure que cela nous est permis par la situation budgétaire, de renforcer le réseau des Bureaux économiques et commerciaux  à travers le monde et, afin de pouvoir de doter ces derniers en effectifs de façon satisfaisante, nous envisageons de renforcer également les ressources humaines du secteur des BEC.

Notre objectif est d’offrir des services d’une qualité encore plus élevée aux entreprises grecques intéressées, tout en améliorant le cadre institutionnel des relations bilatérales, en réglant les problèmes existants, en soutenant les petites et moyennes entreprises qui font leurs premiers pas ainsi que celles qui ont une plus grande expérience et du personnel plus nombreux afin qu’elles puissent revendiquer une plus grande part dans les marchés internationales.

Dans l’atteinte de cet objectif, l’organisme d’extraversion unique nouvellement fondé au sein du ministère du Développement sera un important collaborateur, notamment pour ce qui est des aspects intérieurs de l’internationalisation des entreprises. Nous allons étroitement coopérer avec cet organisme.

Plus particulièrement, nous envisageons d’étendre les activités des BEC sur de nouveaux marchés où il existe des opportunités pour de nouvelles activités entrepreneuriales et où le ministère des Affaires étrangères doit préparer le terrain pour les entreprises grecques.

Nous chercherons à mettre en place sans retard des Bureaux des Affaires économiques et commerciales dans des villes telles que le Nairobi (Kenya), le Lagos (Nigéria), Astana (Kazakhstan) et Guangzhou (Chine). Ainsi qu’à  Saint-Pétersbourg (Russie) et dans la ville de Mexico. Et, enfin, à Doha (Qatar) et au Kuwait.

Nous nous sommes fixé l’objectif d’augmenter les exportations et d’attirer des investissements en provenance des pays cités-ci dessus.
Au cours de 2014, nous mettrons l’accent sur les grands marchés à croissance rapide, tels que la Russie et la Chine, où nous voulons renforcer notre présence, tout en doublant et en triplant respectivement le nombre de nos services dans ces pays.

Notre priorité est également l’Afrique et plus particulièrement l’Afrique subsaharienne où nous envisageons installer bientôt deux Bureaux des Affaires économiques et commerciales, tout comme dans le Golfe persique.
En outre, dans le cadre de l’UE, nous valorisons la Présidence hellénique du Conseil de l’UE de façons très diverses :

-  pour améliorer l’image internationale du pays
-  pour promouvoir les initiatives de l’UE en matière de développement
-  pour protéger la zone euro à travers l’intégration de l’Union bancaire.

Février 17, 2014