Extraits du discours prononcé par M. D. Kourkoulas, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, lors de la conférence organisée par l’Institut des Relations économiques internationales sur le thème: «EU-LATIN AMERICAN RELATIONS: What next after the Santiago de Chile Summit»
Si la Grèce et les pays d’Amérique latine n’ont pas une histoire commune, ils partagent des expériences historiques lesquelles sont, jusqu’à un certain degré, identiques. Vu notre position géographique en tant que pays de la périphérie dans un environnement mondialisé, nous déployons des efforts depuis des décennies et avons réussi à consolider la démocratie et à nous établir comme des pays économiquement développés.
Il s’agit d’un effort qui a été consenti, dans une large mesure, au milieu des bouleversements et des processus politiques et sociaux. A l’encontre des pays de l’Afrique du nord et de l’Europe du nord, nous avons été obligés de procéder à une double transition, vers la démocratie et le monde économiquement développé. Ce processus a été à notre profit, bien évidemment, mais il a créé une série de questions auxquelles nous essayons aujourd’hui à faire face.
Notre message vers les pays d’Amérique latine est simple. Nous pouvons œuvrer davantage en faveur de l’approfondissement de nos relations commerciales. Il existe d’importantes possibilités de développement ce qui sera dans l’intérêt de toutes les parties impliquées. Quoi qu’il en soit, la Grèce ne considère pas l’Amérique latine comme un simple partenaire commercial, mais comme une région avec laquelle nous avons de nombreux points culturels en commun, des objectifs communs et des expériences communes. Nous pouvons sur la base de ces expériences communes établir des relations de confiance ce qui constitue la pierre angulaire de chaque relation économique réussie.
Lors de mon séjour à Santiago, je l’ai, à nombreuses occasions, signalé à mes interlocuteurs et je les ai informés sur les opportunités de coopération offertes en Grèce.
Plus particulièrement, nous voulons poursuivre et élargir notre coopération dans les domaines de la navigation maritime et du tourisme. Nous voulons accroître le nombre de navires battant pavillon grecque et affrétés pour le transport des produits d’Amérique latine vers les marchés internationaux. Au même titre, nous voulons renforcer les flux touristiques entre notre pays et les pays d’Amérique latine. Force est de signaler que je parle des produits qui ne sont pas concurrentiels avec ceux des marchés locaux.
Un autre point que je voudrais évoquer et lequel j’ai eu l’occasion de soulever lors de mon séjour à Santiago est celui du programme de privatisations entamé par le gouvernement grec. Il s’agit d’un programme qui pourrait être un choix très intéressant pour les pays d’Amérique latine.
La Grèce est confrontée actuellement aux mêmes difficultés auxquelles ont été confrontés certains pays d’Amérique latine. Par conséquent, la première priorité de la Grèce actuellement est de tirer les bonnes conclusions à partir de l’expérience acquise par ces pays.
Il est important de souligner que les pays qui sont parvenus à sortir plus rapidement de la crise ont été justement ceux qui ont coopéré avec des partenaires internationaux, ont mis de l’ordre à leurs finances et ont rétabli la confiance à l’égard des perspectives de leurs économies.
C’est à cette fin que la Grèce veut parvenir aujourd’hui. Je voudrais vous assurer que le gouvernement grec est pleinement attaché à l’atteinte des objectifs liés à l’assainissement budgétaire et à la création d’un environnement favorable à la croissance et aux investissements. Les signes positifs sont d’ores et déjà présents. Au cours de 2013, le budget de l’Etat affichera pour la première fois un excédent. La compétitivité de notre économique a été considérablement améliorée, comme en atteste la hausse continue des exportations. Nous pensons que 2013 sera une année record pour le tourisme. Le chemin vers la sortie de la crise et de la récession est toujours long et semé d’obstacles. Toutefois, il est important de souligner que les sacrifices de notre peuple commencent à apporter des fruites. Le pays affichera une croissance positive en 2014 et attirera des investissements puisque les changements structurels radicaux qui se mettent en place créent un environnement favorable aux entreprises.
Février 11, 2013