Extraits du discours prononcé par Mme Xenogiannakopoulou devant le Comité « Défense nationale et Affaires extérieures » du parlement hellénique (15 décembre 2010)

Mme Mariliza Xenogiannakopoulou, ministre adjointe des Affaires étrangères a prononcé, mercredi 15 décembre un discours devant le Comité « Défense nationale et Relations extérieures » du parlement hellénique.

La séance d’information à l’intention du Comité a porté sur les conclusions des Conseils « Affaires générales » et « Relations extérieures » de l’UE tenus les 13 et 14 décembre à Bruxelles. La ministre adjointe a également évoqué la question de la ratification par le parlement de l’accord relatif à l’adhésion de la Grèce au Fonds commun européen pour les Balkans occidentaux.

Les points suivants sont des extraits regroupés en fonction de la thématique y relative.

[sur l’élargissement de l’UE aux pays situés dans le voisinage de la Grèce]

· La Grèce soutient la politique d’élargissement de l’UE car à notre sens c’est une politique qui renforce la paix, la stabilité et la coopération dans l’espace européen.

· En outre, dans notre région géopolitique dont nous connaissons les problèmes, le processus d’élargissement et les perspectives européennes de ces pays créent un élan qui contribue au parcours de démocratisation et de croissance de ces pays. En outre dans le cadre du processus d’élargissement, une politique est mise en place qui renforce la coopération, la stabilité et la paix dans la région.

· Le parcours d’élargissement, ainsi que mis en place au sein de l’Union européenne, constitue également un instrument qui permet de suivre le parcours de manière soutenue. Par conséquent, le suivi de ce parcours est encouragé ce qui favorise le respect efficace des critères et modalités. 

[sur les conclusions du Conseil concernant l’ARYM]

· Les conclusions sont  cohérentes tout comme l’année dernière. Il existe dans le rapport de la Commission européenne une référence intéressante : les progrès réalisés de la part de Skopje sont reconnus mais il est indiqué que ces progrès ne sont pas uniformes et des retards sont constatés.

· Dans le texte des conclusions, un accent particulier est mis sur – et nous nous sommes attachés à introduire de nouveau cette référence – la nécessité de respecter les relations de bon voisinage, d’établir une coopération régionale et, bien entendu, d’éviter tout acte ou déclaration susceptibles de créer des tensions ou des problèmes.

· Les conclusions soulignent également l’importance du règlement de la question du nom, à travers le processus des Nations Unies, une question cruciale pour le parcours de l’ARYM vers l’Union européenne.

[sur les conclusions du Conseil concernant la Turquie]

· Les conclusions concernant la Turquie ont été très détaillées.

· Une longue discussion a été engagée au sein du Conseil car un équilibre devait être trouvé entre les différentes approches afin de pouvoir parvenir à un texte final.

· Une référence détaillée est faite à la nécessité de respecter davantage les libertés religieuses, les droits des minorités et les droits patrimoniaux, l’accent étant mis sur la nécessité pour la Turquie de consentir plus d’efforts en vue d’honorer ses obligations. Une mention explicite a été faite sur les droits du Patriarcat œcuménique.

· Cette année une mention plus explicite encore sur la position de la Turquie à l’égard de l’immigration clandestine est faite. La Turquie est considérée comme le principal pays de transit/origine des migrants clandestins.

· La Turquie doit déployer plus d’efforts sur cette question [immigration clandestine] afin que nous puissions conclure un accord de réadmission UE - Turquie, tout en soulignant la nécessité d'avoir un texte mutuellement acceptable et efficace.

· La troisième question importante [pour ce qui est de la Turquie] est la référence détaillée dans les conclusions à la question des relations de bon voisinage, du respect du droit international, et au fait que des actions, menaces ou attitude [qui pourraient générer des tensions] doivent être évitées.

· Cette année encore – tout comme dans les conclusions de l’année dernière – le respect des droits souverains des Etats membres de l’UE a été mentionné clairement. Notamment le droit – qui est un acquis – de tous les Etats membres de conclure des accords bilatéraux et d’utiliser des accords internationaux, comme la Convention sur le droit de la Mer.

· La cinquième question concerne le dossier chypriote : les obligations de la Turquie vis-à-vis de Chypre pour ce qui est du protocole additionnel et de toutes ces questions sur lesquelles nous coopérons étroitement avec la République de Chypre.

[Sur l’adhésion de la Grèce au fonds commun européen pour les Balkans occidentaux]

· Le fonds que le parlement grec est appelé à ratifier est un instrument visant à soutenir la politique d’élargissement et à la rendre plus efficace et effective.

· La première raison de l’existence de ce fonds est une meilleure coordination axée sur les besoins réels des pays des Balkans occidentaux membres de ce fonds qui souhaitent suivre ce parcours européen. Une meilleure coordination et une coopération économique qui en même temps facilitera la préparation de ces pays au cheminement vers l'Europe.

· La seconde raison est une meilleure coordination des fonds existants qui proviennent de plusieurs sources, dont la commission européenne, les organisations internationales, le secteur privé et les Etats membres.

· La troisième raison : si nous ne participions pas à ce fonds, les décisions seraient prises sans nous, alors que maintenant nous y participons.

· La quatrième raison est purement politique : plus le pays est présent dans le développement de la coopération économique, commerciale et la mise en œuvre des infrastructures, plus son influence politique est grande.

· La cinquième raison […] concerne la participation des entreprises grecques […]. Tel est l’un des objectifs principaux de cet instrument que nous ratifions aujourd’hui : créer le cadre propice d’une plus grande participation et consolidation des entreprises grecques dans la cadre de cette coopération économique majeure.

Décembre 17, 2010