Intervention de E. Vénizélos, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, au Conseil des Affaires étrangères à l'issue de la séance d'information du ministre ukrainien des Affaires étrangères, P. Klimkin (Luxembourg, 23 juin 2014)

Veuillez trouver ci-dessous l'intervention du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Evangelos Vénizélos au Conseil des Affaires étrangères d'aujourd'hui au Luxembourg lors duquel le nouveau ministre des Affaires étrangères de l'Ukraine, Pavlo Klimkin a tenu une séance d'information à l'intention de ses homologues européens sur les dernières évolutions et la situation en matière de sécurité en Ukraine :

«Le principal objectif politique du Conseil des Affaires étrangères est, à mon sens, de soutenir l'initiative politique du Président Poroshenko afin que ce dernier décline un plan global à 15 points. A cet égard, je pense que le texte des Conclusions élaboré par le Comité des Représentants permanents est tout à fait suffisant.

Toutefois, je voudrais signaler que ce texte est structuré autour de quatre piliers différents:

Le premier pilier porte sur la politique étrangère et le rétablissement de bons relations bilatérales et, notamment transfrontalières, entre l'Ukraine et la Russie.

Le deuxième pilier est celui de la sécurité intérieure pour tous les citoyens, tous les groupes linguistiques et ethniques et toutes les régions de l'Ukraine.

Le troisième pilier porte sur les évolutions constitutionnelles intérieures en Ukraine et notamment sur la décentralisation pour ce qui est des régions de l'Est ainsi que sur la protection des minorités.

Le quatrième pilier constitue une incitation au niveau du développement et de l'économie, portant notamment sur la création d'emplois dans les régions de l'Est.

Un grand nombre de ces points peuvent de toute façon être promus en tant que décisions intérieures des instances gouvernementales de l'Ukraine, tandis que la condamnation du terrorisme et du crime organisé est considérée comme acquise pour la politique européenne et pour tout Etat moderne.

Le paradoxe est que le règlement des questions énergétiques en suspens ne figure pas parmi ces 15 points.  Je suppose qu'il s'agit d'un 16e point tacite.

Puisque le Président Poroshenko a déclaré que cela était le plan A et qu'en cas d'échec il existait un plan B, nous devons affirmer que la position européenne souligne la nécessité de soutenir le plan A en vue d'éviter le "glissement" vers un plan B ce qui n'est dans l'intérêt de personne.

Juin 23, 2014