Monsieur le Président,
Chers collègues,
Mesdames et Messieurs,
J'aimerais tout d'abord remercier la présidence bulgare pour ses réalisations lors du 20e anniversaire du Processus de coopération en Europe du Sud-est. Je saisis cette occasion pour remercier également M. Goran Svilanovic pour son excellent travail à la tête du Conseil de coopération régionale.
La thématique d'aujourd'hui est d'autant plus actuelle que la coopération régionale concerne effectivement la croissance et la stabilité. Mais après avoir passé en revue les 20 années d'activité du Processus de coopération en Europe du Sud-est, nous estimons que l'interaction régionale demeure faible. Malgré cela, des succès ont été enregistrés davantage grâce à des initiatives individuelles qu'à la coopération régionale.
La question qui se pose donc est de savoir « ce qui peut être fait dans ce tournant crucial pour l'histoire du Processus de coopération en Europe du Sud-est? Pouvons-nous être plus audacieux et ambitieux? Pouvons-nous venir à bout de vieilles contraintes qui ont affaibli l'interaction régionale?».
Nous pensons que nous devrions faire fi de nos différences et investir dans ce qui nous unit davantage, nos intérêts communs, notre agenda commun. Nous pouvons facilement déterminer nos intérêts communs : travaux d'infrastructure, intégration européenne, opportunités d'affaires, société civile, jeunesse, lutte contre le terrorisme, pour n'en citer que quelques-uns.
Apres avoir défini les domaines d'intérêt conjoint, il faudrait canaliser toute notre énergie pour parvenir à des résultats tangibles. Ces résultats engendreront la confiance. Et la confiance à son tour donnera une impulsion à la coopération régionale et nous aidera à traiter de questions sans doute plus complexes et controversées. C'est une approche méthodologique qui devrait être examinée davantage. Permettez-moi de vous donner un exemple.
Nous sommes tous d'accord sur le fait que l'intégration de l'ensemble de la région de l'Union européenne constitue un objectif stratégique. Dans ce contexte, je respecte le rôle du Conseil de coopération régionale et de la Commission européenne. Toutefois, il n'y a pas de coopération entre l'UE et les pays participants qui ne sont pas membres de celle-ci. Il n'y a pas d'effort collectif des pays du Processus de coopération en Europe du Sud-est pour la promotion de l'agenda européen.
Il y a cinq Etats membres de l'UE au Processus de coopération en Europe du Sud-est qui ont eu l'expérience de négociations d'adhésion exigeantes. Nous pouvons apporter beaucoup de choses en matière d'échange d'expérience et de pratiques optimales, sans oublier le transfert de savoir-faire sur des questions ayant trait à l'UE.
Le Conseil de coopération régionale propose d'accroitre l'échelle et l'envergure géographique des interventions afin d'inclure d'autres Etats membres du Processus de coopération en Europe du Sud-est qui sont en même temps membres de l'UE. Cette nouvelle approche va dans le bon sens. Je suis optimiste quant au fait que le Conseil de coopération régionale peut définir des domaines spécifiques d'intérêt commun, une coopération qui donnera lieu à une coopération régionale globale en utilisant leurs connaissances et leur savoir-faire.
Mesdames et Messieurs,
Nous avons besoin d'un agenda positif, qui offrira des avantages pour tous, sans exception. Cela permettra d'instaurer la confiance qui est au cœur même de toute coopération régionale, en renforcant la stabilité et le développement dans notre région. Dans ce contexte, le Conseil de coopération régionale peut jouer un rôle de premier plan.
Mai 31, 2016