Lors du Conseil "Affaires étrangères" de l'UE, le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, E. Vénizélos a soulevé la question de la situation en Libye et de ses répercussions sur les flux migratoires en Méditerranée.
M. Vénizélos a indiqué qu'il était absolument nécessaire que l'Union européenne prenne une initiative plus concrète en vue de stabiliser la situation puisque les questions de l'existence institutionnelle et de l'intégrité territoriale du pays se posent.
Il a proposé que cette initiative soit prise en coopération avec le gouvernement légitime de la Libye et en concertation avec la Ligue arabe et l'Union africaine, toute en prenant en considération que l'adoption finale de l'initiative relève de la responsabilité du Conseil de sécurité de l'ONU.
M. Vénizélos a reconnu qu'il était difficile pour la communauté internationale d'axer de nouveau ses efforts sur la Libye, vu la situation en Syrie. Mais comme la Libye est directement liée aux flux migratoires et au trafic de personnes en Méditerranée, il est d'une nécessité impérative de contrôler les pressions migratoires lesquelles sont en majeure partie exercées sur les pays méditerranéens de l'Union européenne.
L'immigration n'est pas pour l'Europe seulement une question humanitaire, mais aussi de sécurité.
Comme l'a affirmé M. Vénizélos, il est nécessaire de prendre d'initiatives globales et effectives en vue de lutter contre les flux migratoires, la pierre de touche étant le principe de la répartition équitable des charges entre les Etats membres. De ce point de vue, la proposition italienne sur une opération de type "Atalante «doit être examinée avec la plus grande attention.
M. Vénizélos s'est référé dans ce cadre à l'objectif y relatif de la Présidence grecque imminente et à la coopération Grèce-Italie-Malte et d'autres Etats membres méditerranéens.
Pour ce qui est de l'Ukraine, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères a partagé les points de vue formulés au Conseil concernant la gestion de la question, tandis qu'il a souligné la nécessité de mettre de nouveau l'accent sur le caractère inclusif du Partenariat oriental, avec le renforcement des relations de l'UE avec les pays tels que la Moldavie, la Géorgie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan.
Les pays partenaires doivent toutefois, comprendre, a-t-il ajouté, qu'ils ne se trouvent pas devant un dilemme, à savoir qu'ils n'ont pas à choisir entre la coopération avec l'Union européenne et d'une autre solution de replacement.
M. Vénizélos a souligné que la Grèce, en tant que la prochaine présidence du Conseil de l'UE, était prête à procéder à toutes les actions nécessaires pour l'application des décisions de la réunion au sommet de Vilnius, après laquelle on doit engager un débat à caractère stratégique sur la relation UE-Russie.
Enfin, le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, E. Vénizélos a participé avec le ministre de la Défense, D. Avramopoulos à la réunion commune des ministres des Affaires étrangères et des ministres de la Défense des 28 Etats membres de l'Union européenne, en vue du Conseil européen qui se tiendra en décembre prochain et lors duquel seront abordées des questions ayant trait à la politique de défense européenne. L'objet principal de cette discussion a été la perspective de l'industrie européenne de défense dont l'industrie grecque de défense fait partie.
Novembre 19, 2013