Intervention du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, E. Vénizélos au sujet de la Syrie lors du Conseil des Affaires étrangères de l’UE (Luxembourg)

Dans son intervention au sujet de la Syrie, lors du Conseil des Affaires étrangères de l’UE, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, E. Vénizélos a évoqué tout d’abord la nécessité d’appliquer la résolution du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies en vue de faire face aux aspects humanitaires de la crise, alors qu’une tragédie humaine est toujours en pleine évolution.

Par la suite, M. Vénizélos a signalé la nécessité d’évaluer les effets de la crise en Ukraine sur les relations entre l’Union européenne et les  Etats-Unis d’une part, et la Russie d’autre part, sur l’évolution du processus de Genève II et la médiation de M. Brahimi, en vue de préserver cet effort.

M. Vénizélos a encore une fois briefé le Conseil sur les réserves émises par la Grèce concernant le processus de destruction de l’arsenal chimique de la Syrie. M. Vénizélos a réitéré que la position de la Grèce était que l’hydrolyse en mer devrait être faite en haute mer et pas en Méditerranée. Mais, puisque cette question ne relève pas de la responsabilité du Conseil de Sécurité de l’ONU et dès lors qu’il sera choisi de mener cette opération d’hydrolyse en mer, en Méditerranée, toutes les garanties absolues concernant la protection de l’environnement maritime méditerranéen devront être données. Par ailleurs, l’Union européenne devra exercer activement son rôle pour ce qui est du suivi de l’application de ces garanties.

Tous les Etats membres qui participent d’une manière quelle qu’elle soit à cette opération menée sous l’égide de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques et du Conseil de sécurité de l’ONU, tels que le Danemark, la Finlande et le Royaume-Uni, ont de nouveau assuré que, d’après l’évaluation de ses conseillers techniques, il n’y avait aucun danger émanant du processus de destruction des armes chimiques  de Genève

Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, E. Vénizélos a toutefois souligné  encore une fois qu’il y avait une sensibilité au sein de la société, notamment en Crète, car au-delà de la sensibilité écologique, il y avait aussi la question de la protection du produit touristique de la Méditerranée et a demandé que ces sensibilités et réserves  soient prises pleinement en considération par toute partie impliquée.

Avril 15, 2014