Intervention du vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, E. Vénizélos lors du Conseil Affaires générales de l’UE (Bruxelles, 17.12.2013)

Lors de la séance du Conseil Affaires générales de l’Union européenne tenue aujourd’hui sur la préparation des conclusions du Conseil européen – conférence au sommet, qui se réunira les 19 et 20 décembre, le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Evangelos Vénizélos a déclaré :

Les conclusions du Conseil européen imminent, dont la préparation fera l’objet de discussions lors du déjeuner de travail avec la participation du Président du Conseil européen, Herman van Rompuy – ouvrent en fait le grand débat politique paneuropéen en vue des élections européennes de mai 2014. Les nouvelles formes d’euroscepticisme sont le grand problème que nous sommes tous invités à traiter. Il y a la nécessité d’un nouveau récit européen, plus optimiste, plus attrayant et plus respectueux des citoyens européens et notamment de la nouvelle génération qui est menacée par le chômage.

En ce qui concerne la Politique de sécurité et de défense commune, les conclusions du Conseil européen sont d’ores et déjà traitées par le Conseil Affaires étrangères avec la participation des ministres de la Défense. Force est toutefois de souligner deux points :

Premièrement, les relations entre l’UE et l’OTAN doivent être envisagées de façon plus ouverte et fonctionnelle, tout en garantissant la participation des 28 Etats membres de l’UE, à savoir la République de Chypre également.

Deuxièmement, tandis que les conclusions se réfèrent très amplement à la nécessité de maintenir l’infrastructure industrielle et technologique européenne dans le domaine de la défense, d’autres services de la Commission européenne créent souvent des obstacles pour ce qui est du maintien de l’industrie nationale de défense. Nous avons eu cette expérience en Grèce avec les Systèmes de défense grecs (EAS)et l’Industrie grecque des véhicules (ELVO) et j’en suis ravi car ainsi un accord est conclu avec l’EAS qui permet de garantir une grande partie de l’infrastructure industrielle grecque dans le domaine de la défense. Il en va de même, dans une large mesure, pour le secteur grec des chantiers navals, qui doit être maintenu et développé pour des raisons de défense. 

Pour ce qui est des nouveaux outils des arrangements contractuels et des mécanismes de solidarité qui constituent un chapitre des conclusions, nous voulons souligner le fait que ces mécanismes revêtent une importance primordiale, lorsqu’ils approfondissent l’Union économique et monétaire et visent à renforcer l’économie réelle et l’emploi, mais non lorsqu’ils fonctionnent comme de petits mémorandums pour tous les pays ou comme des mécanismes visant à appliquer des politiques d’austérité. De ce point de vue, il est important que tous les pays puissent participer à ces nouveaux outils, même ceux qui sont dans des programmes d’adaptation.

Enfin, en ce qui concerne les flux migratoires, qui sont une priorité absolue de la Présidence hellénique mais aussi de la Présidence italienne et de tous les pays méditerranéens – puisqu’il s’agit d’un problème humanitaire et de sécurité pour l’Europe – il est très important de renforcer le rôle de la Commission que nous invitons à soumettre des rapports y relatifs, de façon systématique, à chaque réunion du Conseil des ministres de la Justice et des Affaires intérieures et du Conseil Affaires générales, quant à l’application des décisions prises au niveau du Conseil européen et du Conseil Affaires étrangères.

Décembre 17, 2013