Intervention du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, E. Vénizélos lors du débat tenu entre les ministres des Affaires étrangères de l'UE et le Commissaire à l'énergie, Gunther Oettinger (Bruxelles, 17 mars 2014)

Le début tenu aujourd'hui à Bruxelles entre les ministres des Affaires étrangères de l'UE et le Commissaire à l'énergie, Gunther Oettinger a été consacré à la relation entre politique énergétique et politique étrangère.  Comme il est bien évident, le débat dans sa majeure partie, a été dominé par la dimension énergétique de la crise ukrainienne et les relations UE-Russie dans le domaine de l'énergie.

Lors du débat,  en parlant au nom de la Grèce et de la Présidence hellénique au Conseil de l'UE, le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, E. Vénizélos a souligné tout particulièrement le rôle de premier plan de la Grèce en raison surtout du gazoduc TAP et de ses interconnexions, mais aussi en raison des capacités actuelles et potentielles du terminal de gaz naturel liquéfié de Revithoussa,  vu les discussions tenues cette année à Budapest sur ledit couloir central Egée-Mer Baltique dont le flux peut être inversé.

M. Vénizélos a, dans un deuxième temps, signalé les grandes inégalités au sein de l'UE en matière d'énergie, à cause du fait que certains Etats produisent de l'énergie nucléaire  alors que d'autres Etats n'utilisent pas cette forme d'énergie en raison des contraintes imposées sur l'utilisation des ressources naturelles dont disposent certains pays, comme par exemple le lignite grec, mais aussi à cause de grandes différences de prix du gaz naturel.

M. Vénizélos a souligné à cet égard, que le premier pas qui devrait être fait était la mise en place d'une plateforme de négociation unique, par le biais de la Commission européenne, avec les fournisseurs de gaz naturel pour tous les Etats membres, afin d'avoir un prix unique et d'éviter ces inégalités structurelles.

Mars 17, 2014