Se référant à la perspective euro-atlantique de l'ARYM lors du dîner de travail des chefs de la diplomatie de l'OTAN sur le thème de la politique des portes ouvertes (élargissement), le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Evangelos Vénizélos a rappelé à tous ses homologues que ladite question du nom n'était pas une question bilatérale entre la Grèce et l'ARYM mais une question internationale en suspens, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.
Dans ce cadre, la Grèce respecte pleinement le processus dirigé par le Secrétaire général de l'ONU, par le biais de M. Nimetz, en vue de parvenir au règlement de la question du nom qui est en effet une question de bon voisinage et de respect du droit international et de la stabilité régionale.
Le vrai problème de l'ARYM, a indiqué M. Vénizélos, est intérieur et institutionnel. C'est un problème de démocratie et de respect de l'Etat de droit, C'est un problème lié à la cohésion ethnique, au respect et à la pleine application de l'accord d'Ohrid sur la coexistence de la communauté slave et albanaise.
Le problème le plus profond, a-t-il ajouté, est l'existence d'une idéologie officielle nationale et d'un usage idéologique de l'histoire dans la quête d'une identité nationale artificielle, à travers ledit processus antiquisant. Aucun Etat occidental moderne, doté d'institutions démocratiques et régi par les principes de l'Etat de droit, ne dispose d’idéologie nationale officielle. Cela alimente l'irrédentisme et créé également de grands problèmes entre l'ARYM et la Bulgarie.
La Grèce, a signalé M. Vénizélos, a déclaré sa volonté en faveur d'un compromis qui prévoira une appellation composée dotée d'un déterminatif géographique pour tous les usages et fait preuve d'une attitude pleinement amicale et constructive à l'égard de ses voisins. Même après la crise économique profonde, a indiqué le ministre, la Grèce demeure le premier investisseur étranger direct de l'ARYM, tandis que les deux économies sont pratiquement interconnectées et la Grèce constitue une destination de prédilection pour les touristes en provenance de l'ARYM. Toutefois, l'attitude du gouvernement de l'ARYM est malheureusement intransigeante.
Par conséquent, a souligné le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, le problème est international, et non bilatéral, et lié aux principes de l'Alliance et aux critères de l'élargissement, à savoir, entre autres, la stabilité régionale et le renforcement des valeurs de l'Alliance qui jouent le rôle de conditionnalité institutionnelle (démocratie, Etat de droit).
Décembre 4, 2013