Interview accordée par M. G. Delavekouras à la station radio « ENNEA »

JOURNALISTE : Nous avons le plaisir de nous entretenir avec M. Grigoris Delavekouras, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Nous avons à plusieurs reprises coopéré avec M. Delavekouras dans le cadre des situations similaires. Bonjour M. Delavekouras.

M. G. DELAVEKOURAS : Bonjour.

JOURNALISTE : Quelle est la situation en ce moment d’après les informations du ministère des Affaires étrangères ? Existe-t-il l’éventualité de transporter les ressortissants grecs par tout moyen que ce soit, même à bord d’appareils militaires?

M. G. DELAVEKOURAS :   J’ai tout à l’heure contacté notre ambassade au Caire. Apparemment la nuit a été plus calme par rapport aux jours précédents. Il existe dans les rues des groupes d’autodéfense. Nous verrons comment évolueront les choses aujourd’hui. Hier matin, lors d’une réunion avec M. Dollis il a été décidé d’activer le plan de rapatriement des Grecs désireux de rentrer en Grèce. M. Dollis participera également à l’opération de rapatriement. Certes, la condition au déroulement de cette opération est d’assurer des conditions de sécurité pour les Grecs désireux d’être rapatriés, à savoir assurer leur transport en toute sécurité vers l’aéroport. Les demandes que nous avons reçues proviennent d’Alexandrie. La communauté du Caire a annoncé qu’en ce moment il n’y avait pas de Grecs désireux de regagner la Grèce. Par conséquent, nous verrons comment la situation évoluera afin de pouvoir rapatrier les personnes désireuses de regagner leur pays.  

JOURNALISTE : Tout à l’heure nous avons parlé avec un Grec qui se trouve à l’aéroport du Caire avec un groupe de 20 autres personnes qui en raison des vols transit ou pour d’autres raisons ne peuvent quitter l’aéroport du Caire. Est-ce que des mesures ont été prises pour veiller au rapatriement de ces personnes ?

M. G. DELAVEKOURAS : Nous y sommes au courant. Nous l’avons appris hier  par une chaîne de télévision car ces personnes n’ont pas contacté l’ambassade. Nous sommes entrés en contact avec eux et aujourd’hui des fonctionnaires de notre ambassade se rendront à l’aéroport pour leur apporter des provisions et voir quelle est la situation afin de pouvoir les aider à rentrer en Grèce.

JOURNALISTE : C’est-à-dire ne pourront-ils pas être rapatriés à bord d’un avion civil ? On nous a dit que les compagnies aériennes turques avaient mis à disposition des avions et avaient rapatrié leurs ressortissants qui étaient bloquées à l’aéroport du Caire. Ne pouvons-nous entreprendre des actions similaires ?

M. G. DELAVEKOURAS : Aucun pays n’a à ce jour mené une opération d’évacuation. Nous espérons qu’aujourd’hui, si les conditions le permettent, nous pourrons utiliser les avions que nous avons préparés à cette fin. Mais je répète que notre principale priorité est d’assurer des conditions de sécurité car nous ne pouvons pas laisser les personnes circuler dans les rues sans veiller à leur sécurité.

JOURNALISTE : Merci M. Delavekouras.

M. G. DELAVEKOURAS : Merci à vous.

Janvier 31, 2011