Interview accordée par M. D. Droutsas au journal TA NEA et à la journaliste Mme A. Peloni

Points principaux :

[Sur l’évolution des contacts exploratoires :]


Les contacts exploratoires sur la délimitation du plateau continental avancent normalement. Nul besoin de se hâter, ni d'hésiter. Il faut de la constance, du travail systématique, une préparation concrète et une certaine insistance. En faisant preuve de sérieux et de responsabilité. C'est exactement ce qui se passe. En revanche, il n'est pas nécessaire de fanfaronner pour créer des impressions à usage politique interne.

[Sur la question de savoir dans quelle mesure l’armée de l’air turque agit à l’insu du gouvernement turc :]

Ce qu'il faut souligner, c’est l’attitude de nature délictuelle de la Turquie en tant que pays. Peu m’importe que ce soit un aviateur ou le Premier ministre qui ait pris la décision. Nous prenons toutes les mesures nécessaires, au niveau diplomatique et opérationnel, en vue de relever les défis et consolider notre souveraineté. Rien n’est resté sans réponses. Quoi qu’il en soit, la Turquie invoque souvent l'ignorance, cela est un fait.

[Sur les accusations du principal parti de l’opposition de « diplomatie secrète »:]

Je suis en faveur du consensus. Je pars du principe que les questions nationales ne doivent pas devenir un vecteur de conflits entre partis. Et j'estime que ces accusations de « diplomatie secrète » ne sont que des stéréotypes visant à semer un sentiment d’insécurité parmi les citoyens. Si on est en désaccord sur des questions de fond, ce qui est absolument légitime, on doit avancer des arguments. Mais si on fait un jeu politique en utilisant les questions nationales, on met en péril les intérêts cruciaux du pays. Chacun doit donc faire face à ses responsabilités.

Les objectifs stratégiques de la politique étrangère grecque sont immuables. C’est pour ces mêmes objectifs que nous devons tous lutter. Je ne mets pas en doute le patriotisme de chacun de nous. Nous exerçons une politique étrangère dynamique, nous entreprenons plus d'actions et sommes plus courageux que le gouvernement  précédent, mais les objectifs demeurent les mêmes. C’est pourquoi ces attaques ne servent à rien. [Ils sont] à court d’arguments et s'en tiennent aux slogans. Je répète : je souhaite et j’œuvre en faveur du consensus. Mais quiconque essaie d’exploiter les questions nationales à des fins politiques au niveau interne aura à faire à moi.



Janvier 24, 2011