D. DROUTSAS : Nous contrôlons la situation, nous avons confiance en nous-mêmes et croyez-moi nous ne réussirons pas seulement sur le plan de l’économie, mais aussi celui de notre politique étrangère.
JOURNALISTE : Quels sont les principaux objectifs de la réorganisation du ministère des Affaires étrangères annoncée récemment ? Y a-t-il un calendrier précis et quelles sont les principales idées ou idées nouvelles qu'examine le ministère pour combler les lacunes provoquées indéniablement par la conjoncture économique actuelle ?
D. DROUTSAS : Le principal objectif est de moderniser le ministère des Affaires étrangères et de l’adapter aux exigences du 21e siècle. Le ministère est une institution – et je le dis en toute honnêteté – avec un potentiel incroyable qui souvent ne peut fonctionner à 100% de ses capacités à cause des obstacles d'ordre institutionnel et organisationnel. Il s’agit donc tout d’abord d’idées novatrices qui contribueront dans un premier temps à accroitre la présence de la Grèce dans le monde, à renforcer et à coordonner sa voix et à conférer enfin au Service central son rôle de commandement ; ces idées contribueront également à offrir des services électroniques aux Grecs de l’étranger dans le cadre de la gouvernance électronique à laquelle aspire le gouvernement dans son ensemble et à créer un meilleur système d’évaluation et de valorisation du personnel du ministère. Cela est très important pour moi si vous voulez et le plus important est que tout soit fait dans la plus grande transparence et selon le principe de la méritocratie. Ce sont deux mots clés, pas de simples mots. Je crois fermement en ces procédures qui devront être réalisées de la façon la plus ouverte et de manière consensuelle au ministère des Affaires étrangères, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. Un dialogue ouvert, permanent avec toutes les branches, tous les employés travaillant au ministère des Affaires étrangère. Et je saisis cette occasion pour dire un grand merci à tous les cadres du ministère des Affaires étrangères pour leur œuvre et leur travail accompli jusqu’à aujourd’hui.
JOURNALISTE : Dans quelle mesure la crise économique influence-t-elle les actions et les initiatives de la Grèce sur le plan des développements internationaux actuels?
D. DROUTSAS : En ce qui concerne notre politique étrangère, la crise représente, comme pour d’autres domaines, non seulement un défi, mais aussi une véritable opportunité. Une véritable opportunité en faveur du changement et du renouvellement. C’est sur quoi nous axons toute notre attention lorsque notre pays est confronté à ce défi. Nous voulons transformer la crise en opportunité pour permettre aux changements nécessaires de se produire et doter la Grèce d’un nouveau visage. Et cela est également valable pour l’exercice de notre politique étrangère.
Mai 26, 2011