Seul le prononcé fait foi.
JOURNALISTE : Bonjour, Monsieur le Ministre.
M. D. DROUTSAS : Bonjour, M. Hatzinikolaou.
JOURNALISTE : Pourriez-vous nous donner un aperçu des consultations avec M. Al-Obeidi nouveau ministre des Affaires étrangères du gouvernement Kadhafi ?
M. D. DROUTSAS : Il fait fonctions de ministre des Affaires étrangères.
JOURNALISTE : Qu’est-ce qu’il voulait ? Pourquoi est-il venu à Athènes ? Est-ce que Kadhafi prépare sa sortie de la scène politique de Libye et cherche les moyens pour y parvenir ?
M. D. DROUTSAS : Permettez-moi de souligner et de rappeler que le Premier ministre a signalé d’emblée dans son intervention lors de la première réunion au sommet à Paris, si vous vous en rappelez, que les efforts en faveur d’une solution diplomatique et politique en Libye devraient se poursuivre. M. Hatzinikolaou, il est bien évident qu’il est au profit de la Grèce qui fait partie de la région, de voir la paix et la stabilité se consolider dans notre région. C’est pourquoi, nous avons affirmé que la Grèce mettrait à la disposition de la communauté internationale ses bons offices. Notre position géographique ainsi que les relations traditionnelles que nous entretenons avec l’ensemble du monde arabe peuvent à cette fin. Comme vous le savez, nous avons des contacts soutenus avec nos partenaires et alliés ainsi qu’avec des représentants du régime libyen et des forces antigouvernementales. Suite à l’entretien téléphonique vendredi soir entre le Premier ministre et son homologue libyen, il a été convenu d’envoyer un représentant à Athènes afin que ce dernier nous donne un aperçu de la situation en vue d’examiner la perspective d’une solution diplomatique.
JOURNALISTE : Est-ce que Kadhafi envisage de quitter la scène politique ou cela n’est-il pas encore le cas ?
M. D. DROUTSAS : Je ne peux affirmer avec certitude que cela était le message clair qui a été transmis. Quoi qu’il en soit, le régime libyen reçoit les messages de la communauté internationale ainsi que ceux des forces contre le régime. Il ne faut pas faire l’autruche, cette question doit être abordée avec sérieux. Mais – et je le souligne M. Hatzinikolaou – lors de nos contacts hier nous n’avons pas abordé cette question.
JOURNALISTE : Nombreux sont ceux qui soutiennent que probablement Kadhafi considérait la Grèce comme un pays où il pourrait se retirer.
M. D. DROUTSAS : Je pense qu’il s’agit plutôt…
JOURNALISTE : Ce sont des scénarios.
M. D. DROUTSAS : ...ces scénarios sont le fruit de l’imagination. Il faut être très clair à cet égard, M. Hatzinikolaou, cela n’est pas du tout le cas.
JOURNALISTE : Monsieur le ministre, je vous remercie.
M. D. DROUTSAS : Merci à vous.
JOURNALISTE : Bonne journée.
Avril 4, 2011