Points principaux:
[sur la zone économique exclusive:]
- La Grèce n’a pas renoncé à ses droits souverains et ne risque en aucun cas de le faire. Il n’est pas vrai que la Grèce et le gouvernement grec ne veulent pas délimiter la zone économique exclusive. Au contraire –nous l’avons à maintes reprises affirmé – le gouvernement a élaboré un plan clair visant à la délimitation de toutes les zones maritimes avec tous nos voisins.
- Pour ce qui est de la Turquie, tout le monde sait que les discussions que nous engageons avec la Turquie il y a assez longtemps, portent sur la question de la délimitation du plateau continental. Le gouvernement turc, le Premier ministre turc transmet des messages porteurs d’espoir, à savoir qu’il est tout à fait possible – je ne dis pas que cela est sûr – d’atteindre cet objectif.
- Pourquoi n’abordons-nous pas le dossier de la zone économique exclusive et ne mettons-nous pas l’accent sur le plateau continental ? Car le plateau continental donne à la Grèce ce dont cette dernière a besoin. C’est pourquoi nous axons tous nos efforts sur ce dossier. Lorsque nous parlons de nos ressources minières que nous voulons exploiter, nous n’avons pas besoin de délimiter la zone économique exclusive. L’exploitation des ressources minières n’est pas liée à la zone économique exclusive.
[sur les relations gréco-turques:]
- Des élections se tiendront dans quelques semaines en Turquie. Ces élections revêtent pour nous une importance particulière car si le nouveau gouvernement turc issu des élections, est un gouvernement puissant et capable de réaliser les projets dont nous entendons parler, cela ranimera notre espoir pour ce qui est des progrès qui pourront être réalisés.
- J’ai d’ores et déjà affirmé que M. Erdogan devrait traduire toutes ses affirmations positives dans des actes. Et, les élections turques et leur résultat marqueront sans aucun doute une étape importante.
- Cela dit, nous verrons si la Turquie est crédible et si nous pouvons poursuivre cette politique. Sinon, je vous assure que la Grèce est prête à toute éventualité et elle prête, si cela est nécessaire, à changer sa propre politique à l’égard de la Turquie.
Mai 9, 2011