Points principaux :
Problème de l’immigration :
· Malheureusement la discussion sur le problème de l’immigration donne lieu à des propos populistes car il concerne des vies humaines... Chacun peut donner sa propre interprétation. Mais la conclusion est une, pour moi du moins : il faudra trouver des moyens visant à freiner le flux migratoire, l'entrée de migrants dans notre pays afin que nous puissions offrir ce que nous pouvons offrir à ceux qui vivent légalement dans notre pays. Leur donner des droits, à leurs enfants nés ici, etc. Tout cela est très important.
· La coopération au développement a pour objectif que nous puissions par exemple offrir une vie décente aux hommes au Pakistan, ou dans d'autres pays afin qu'ils ne commencent pas ce triste voyage de l’immigration clandestine en Europe.
Qatar :
· Je rappelle que lors de mon dernier voyage au Qatar avec le vice-président du gouvernement, M. Pangalos, deux points importants ont été soulevés. Premièrement, les hauts fonctionnaires du Qatar que nous avons rencontrés ont affirmé – ce que nous pensions déjà – que notre entente était bonne au niveau interétatique. D'ailleurs nous avions avancé à un rythme satisfaisant dans la planification de ce projet et cela a été reconnu. Toutefois, je tiens à souligner une erreur : s'agissant de si gros investissements et projets, la marge de manœuvre est ténue, nous avons droit à zéro erreur et tout doit faire l’objet d’un contrôle étroit.
· Avec l’Europe, nous entretenons une relation de coopération traditionnelle, mais mon sentiment est qu’aujourd’hui on pourra difficilement voir un grand flux de capitaux d'investissements en provenance d'Europe. Et ce, parce que l'Europe tout entière traverse une période difficile et il n’y a pas beaucoup de ressources. En ce qui concerne le Qatar ou le Kuweit, les fonds d’investissements enregistrent une liquidité de l’ordre de 120 à 150 milliards. Des chiffres de cet ordre n'existent pas en Europe et c'est la raison pour laquelle nous avons fait certaines ouvertures vers des marchés émergents, comme les pays arabes, l'Inde, la Chine.
Astakos – GPL :
· Lorsque nous planifierons à nouveau le projet, nous considèrerons les paramètres d’autres combustibles éventuels, ce qui veut dire que nous ne parlons pas forcément de GPL seulement. Les études que j’ai effectuées, avant la signature du protocole d’accord avec le Qatar, ont révélé qu’en matière d’émission de CO2, le GPL était classé derrière le gaz naturel et était plus faible en émissions que le diesel. Nous ne parlons donc pas de combustible polluant.
Janvier 18, 2011