D. DROUTSAS : Je garde de très bons souvenirs et des expériences très précieuses de la période où j’ai vécu en Autriche, notamment à Vienne ; C’est toujours avec joie que je me souviens de cette période.
JOURNALISTE : En quoi la mentalité des Grecs et des Autrichiens diffère-t-elle et comment cette mentalité est-elle liée à la crise ?
D. DROUTSAS : D’après mon expérience, je dirais que l’Autriche est dotée d’un mécanisme administratif efficace et les décisions politiques peuvent être mises en œuvre très rapidement. Personnellement, j’essaie dans le cadre de mon activité en Grèce, entre autres, d’appliquer certaines choses que j’ai apprises.
JOURNALISTE : La Grèce a déjà reçu les 110 milliards d’euros et on parle de 60 milliards supplémentaires. Est-il réaliste que le gouvernement demande des fonds supplémentaires ?
D. DROUTSAS : J’espère que vous comprenez bien que je ne peux prendre part à ce genre de conjectures. Ce qui importe, c’est l’application de plan de réformes établi par le gouvernement et que le peuple grec applique de manière efficace depuis un an, au prix de durs sacrifices au quotidien. Je rappelle qu’en 2010, nous avons réduit le déficit de 7 points. Je ne veux pas glorifier la situation. Naturellement il y a des difficultés mais il est important de souligner que nous axons exclusivement nos efforts sur l’application de notre plan de réformes. C’est ce sur quoi nous nous concentrons et c’est le message que nous transmettons à tous.
JOURNALISTE : Les rumeurs au sujet de l’éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro ont provoqué beaucoup de dégâts. Qu’est ce qui a alimenté ces rumeurs ?
D. DROUTSAS : Il y a une chose que je dois dire de manière catégorique : il n’est pas question que la Grèce sorte ou soit exclue de la zone euro. Et cette question ne fait même pas l’objet de discussion.
Mai 12, 2011