Interview du porte-parole du ministère, G. Delavekouras accordée à la chaîne télévisée NET et au journaliste Μ. Sarafoglou

JOURNALISTE : Nous avons avec nous M. Grigoris Delavekouras, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. L'envoi de matériel médical à Benghazi a eu lieu et nous avons eu la visite de Catherine Ashton il y a quelques jours. Est-ce qu'une mission diplomatique s’est installée en Libye de façon permanente ?

G. DELAVEKOURAS : Bonjour. En effet, hier s’est achevée la première étape de l’aide envoyée par la Grèce à Benghazi. Une équipe du ministère des Affaires étrangères s’est rendue à Benghazi à bord d’un avion C130 de l’armée de l’air. Cette équipe restera sur place afin de recevoir l’aide humanitaire qui sera acheminée à un moment donné par bateau au cours des prochains jours ainsi qu’une unité médicale, constituée de sept personnes, des chirurgiens, des psychologues et des médecins. L’équipe du ministère des Affaires étrangères restera postée à Benghazi afin d'assurer la communication avec les opposants du régime afin que nous puissions soutenir tout l’effort consenti à la recherche d’une solution politique et l'engagement du processus de dialogue.

JOURNALISTE : Y a-t-il un calendrier défini, M. Delavekouras ? Cette équipe restera-t-elle sur place aussi longtemps qu’il le faudra ? Jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée ?

G. DELAVEKOURAS : Oui, elle restera le temps qu’il faudra. Comme vous l’avez dit vous-même, hier une unité similaire de l'Union européenne a été mise en opération et elle restera à Benghazi. La Grèce compte parmi les pays qui seront présents dans la région car nous pensons qu’il est nécessaire de maintenir ouvertes toutes les voies de communication.

JOURNALISTE : Pensez-vous donc qu’il soit possible de sortir de l’impasse par la voie diplomatique ? Car il semblerait que cela ne soit pas visible depuis tous ces mois.

G. DELAVEKOURAS : Effectivement, les choses en sont ainsi. Toutefois, la Grèce n’a manqué de le dire depuis les premiers instants. A savoir qu’une solution politique est nécessaire, que les moyens militaires ne peuvent à eux seuls apporter de solution et mettre fin à la crise en Libye. C'est la raison pour laquelle nous devons déployer de gros efforts pour pouvoir engager un processus politique.

JOURNALISTE : Nous vous remercions beaucoup.

G. DELAVEKOURAS : C’est moi qui vous remercie. Bonne journée.

Mai 23, 2011