Le nouveau ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias présente les grandes lignes de la politique étrangère de la Grèce

Le nouveau ministre des Affaires étrangères, qui succède au ministre sortant, Evangelos Vénizélos, a parlé d'une politique étrangère active qui construira des ponts avec le monde entier.

M. Kotzias qualifie lui-même et ses collègues, les ministres délégués MM. Nikos Chountis et Euclide Tsakalotos, de pro-européens, tout en signalant que leur intention est de construire des ponts avec le nouveau monde émergent. «Nous ne pensons pas que les relations entre notre adhésion à l’UE et parcours européen et nos relations avec les nouvelles forces émergentes sont deux choses contradictoires.

Cette relation, ce pont entre la Grèce et l'UE et les marchés émergents nécessite le développement de nos capacités et moyens», a souligné M. Kotzias et a indiqué que: «dans ce monde qui émerge la Grèce doit développer ses capacités de médiation, d'arbitrage et de négociation dans son intérêt ainsi que pour le compte d'autres pays se trouvant dans des régions en crise».

Le nouveau ministre des Affaires étrangères a fait une référence particulière au rôle catalyseur que peut jouer notre pays en tant que facteur de stabilité. «La Grèce se trouve au milieu d'un triangle d'instabilité et constitue un phare lumineux de stabilité», a-t-il indiqué tout en ajoutant que: «Toute absence de stabilité, une stabilité qui est indispensable dans la région, pourrait entraîner de nombreux malheurs pour le peuple grec ainsi que pour l'Union européenne toute entière».

Par ailleurs il a signalé que: «la politique étrangère doit soutenir et servir le pays dans cette bataille qui sera livrée par le nouveau gouvernement de sauvetage en vue d'une négociation rationnelle et un règlement des problèmes liés à la dette souveraine et aux mémorandums».

En se référant au Conseil extraordinaire des ministres des Affaires étrangères qui se réunit aujourd'hui, jeudi 29 janvier à Bruxelles et lequel sera consacré au nouveau train de sanctions contre la Russie, il a affirmé: «Certains de nos partenaires européens ont violé les règles de l'Union européenne et ont essayé de nous mettre devant des faits accomplis avant même l'investiture du nouveau gouvernement». «Nous l'avons clairement fait savoir dès le début, cela ne sera pas acceptable», a signalé M.  Kotzias tout en ajoutant que: «Ceux qui pensent que la Grèce en raison de sa dette renoncera à sa souveraineté et à sa contribution active à la politique européenne, se trompent». «Nous voulons avant tout un ministère qui pensera, qui osera  penser d'une façon différente, qui tournera la page et sera au service de notre peuple et de ses perspectives et qui fera disparaitre les inquiétudes du peuple».

«La Grèce est souveraine lorsqu'elle apporte sa contribution à travers la politique étrangère, à travers sa réflexion et ses intérêts, aux organisations internationales, aux négociations multilatérales et à l'Union européenne elle-même», a affirmé le nouveau ministre des Affaires étrangères.

En outre, M. Kotzias a invité les hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères à agir en toute liberté d'esprit et a souligné que les propositions et l'esprit critique étaient nécessaires, tout en soulignant que l'intention du nouveau gouvernement était de se battre pour une Grèce qui cesserait de se vider de son sang.

En s'adressant à ses anciens amis et collaborateurs au ministère des Affaires étrangères, M. Kotzias a indiqué: «Je suis content car je retourne chez moi». Il a également remercié le Premier ministre, Alexis Tsipras pour la confiance qu'il lui a accordée tout affirmant en guise de conclusion que la politique n'était pas seulement synonyme de plans d'actions, mais que la politique c’était aussi des sentiments».

Janvier 29, 2015