Suite à un bon nombre d'articles parus dans la presse turque, d'après lesquels la tragédie survenue hier au large des côtes turques - laquelle a coûté la vie à des dizaines de réfugiés - était due au soi-disant refoulement des réfugiés à bord de ces navires par le corps hellénique de garde-côtes, l'état-major de ce dernier oppose un démenti catégorique à ces allégations.
Plus particulièrement :
1. Suite à une enquête minutieuse, il résulte qu'au moment de l'incident tragique, à quelques dizaines de mètres du littoral turc, deux (2) bateaux de l'agence européenne FRONTEX effectuaient une patrouille dans les eaux territoriales grecques à l'est de l'île de Lesvos. Les rapports fournis par ces deux navires n'indiquent aucune implication dans ledit incident tragique. Par conséquent, les allégations faites par une partie de la presse turque sont complètement infondées et elles n'ont aucun rapport avec la réalité.
2. Indépendamment de ce qui précède, on estime que toutes les parties impliquées doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour démanteler les réseaux organisés afin d'éviter l'embarquement des réfugiés sur des navires de fortune qui ne sont pas en état de naviguer qui plus est dans des conditions météorologiques très défavorables comme celles qui prévalent actuellement et qui prévalaient au moment de l'incident, en vue d'éviter les tragédies comme celle survenue hier.
Par ailleurs, force est de signaler que dans la région maritime seulement de l'île de Lesvos, au cours des deux derniers jours - dans des conditions météorologiques très défavorables (vents de force de 6 à 8 sur l'échelle Beaufort) - 2 156 réfugiés qui risquaient la mort sont arrivés sur l'île sains et saufs grâce à l'aide du corps hellénique de garde-côtes et de l'agence Frontex.
Dans le cadre de sa mission, le corps de garde-côtes poursuit ses efforts inlassables en vue de surveiller les frontières maritimes de notre pays et de sauvegarder ce bien suprême qu'est la vie humaine, en agissant en toute légalité et en respectant pleinement les droits fondamentaux de l'homme.
Force est de rappeler, à titre indicatif, qu'au cours de l'année 2015, dans le cadre des milliers d'opérations de recherche et de sauvetage, le corps hellénique de garde-côtes, assisté aussi par les navires des Etats membres de l'UE qui participent à l'opération "POSEIDON", a sauvé en mer plus de 103 000 de réfugiés et de migrants.
3. Enfin, nous pensons que les articles de presse de ce genre qui cherchent à rejeter la responsabilité sur des tiers ne contribuent guère aux efforts consentis par l'ensemble de la communauté internationale en vue de gérer de manière efficace les questions liées aux flux migratoires.
Janvier 7, 2016