Le ministre des Affaires étrangères, M. Dimitris Avramopoulos a participé hier soir à un dîner de travail des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne avec le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, M. S. Lavrov. La rencontre a été l’occasion pour un échange des vues dans le cadre de la réunion au sommet imminente entre l’Union européenne et la Russie en décembre, à Bruxelles. La Grèce soutient avec constance la promotion et le développement des relations entre l’UE et la Russie qui constitue un important partenaire stratégique de l’UE.
Lors du déjeuner de travail ont été abordées les relations entre l’UE et la Russie ainsi que leurs aspects plus particuliers tels que le Partenariat sur la modernisation (Partnership for Modernization) et l’Etat de droit, les négociations en cours sur la signature d’un nouvel accord de coopération entre l’UE et la Russie (New Agreement), dans le cadre aussi de l’adhésion, il y a quelques mois, de la Russie à l’Organisation Mondiale du Commerce, l’énergie, les visas et la coopération en matière de gestion de crises. Ont été également abordées des questions d’intérêt régional et international, telles que la Transnistrie, la Géorgie, l’Iran et la Syrie.
Dans son intervention, le ministre des Affaires étrangères a souligné l’importance qu’accordait la Grèce au renforcement ultérieur du partenariat stratégique entre l’UE et la Fédération de Russie, ce qui serait dans l’intérêt des deux parties. Dans ce cadre, une importance particulière est accordée au parachèvement dans les plus brefs délais du nouvel accord de coopération entre les deux parties ce qui sera la pierre angulaire des relations UE-Russie dans des domaines d’importance majeure, telles que le commerce, les investissements et l’énergie. M. Avramopoulos a souligné que la Grèce attendait avec intérêt la réunion au sommet UE-Russie lequel renforcerait les relations stratégiques et donnerait les orientations politiques nécessaires pour les prochains pas à franchir.
S’agissant de la crise syrienne, le ministre a souligné qu’il ne pouvait y avoir de solution militaire à ce problème. En réitérant le soutien de la Grèce aux efforts consentis par le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, M. L. Brahimi, M. Avramopoulos a signalé qu’il était nécessaire de lancer un processus de transition politique sérieux. M. Avramopoulos a également signalé l’importance que revêtait l’entente entre les forces de l’opposition et a mis en avant la nécessité de protéger les minorités, tout en faisant une référence spéciale à la communauté chrétienne de la Syrie. En concluant son intervention, le ministre des Affaires étrangères a affirmé que la Grèce était préoccupée par les récentes tensions entre la Syrie et la Turquie, tout en signalant le risque de propagation de la crise.
Octobre 15, 2012