Participation du ministre des Affaires étrangères Stavros Dimas au Conseil Affaires générales de l’UE (Bruxelles, 26.03.2012)

Le ministre des Affaires étrangères Stavros Dimas a participé aujourd'hui aux travaux du Conseil Affaires générales de l’UE. Les discussions ont essentiellement porté sur les négociations en vue de l’élaboration du nouveau cadre financier pluriannuel 2014-2020. Un peu plus tôt, le ministre a participé à un déjeuner de travail des ministres des Affaires étrangères du Parti populaire européen.

Dans son intervention, le ministre des Affaires étrangères a souligné que le nouveau cadre financier pluriannuel doit constituer un important levier de croissance des Etats membres de l’UE pour la période 2014-2020, tout en garantissant la convergence et la cohésion économiques et sociales, ainsi que le prévoient les traités de l’UE. A la lumière de la période de récession que traverse l’Europe, l’action de l’UE en vue de relancer l’économie, permettre la croissance et la création d’emplois, est plus que jamais nécessaire, a souligné M. Dimas.

Le ministre des Affaires étrangères a réitéré le soutien de notre pays aux efforts de négociation de la présidence danoise en vue de l'élaboration, dans la mesure du possible, d'un projet de propositions complet sur les principes généraux du nouveau cadre financier; il a également souligné que les positions de certains pays en faveur de la réduction ultérieure du CFP 2014-20 par rapport au cadre existant (2007-2013) sont incompatibles d’une part avec l’effort de l’UE visant à donner un élan à la croissance, d’autre part avec les compétences accrues - en raison du traité de Lisbonne – de l’Union élargie, que tous les Etats membres soutiennent. Il a par ailleurs souligné qu’il ne fallait pas confondre la mission des budgets nationaux avec celles du budget communautaire, qui a un rôle de développement par excellence, tout en ajoutant que dans la période de crise actuelle, les restrictions des dépenses publiques empêchent certains Etats membres de fournir un financement adéquat pour le développement de leur économie.

Dans un tel contexte, M. Dimas a souligné que la question des fonds propres du CFP devra faire partie intégrante de l’ensemble des points de négociation, tout en ajoutant que les propositions y relatives de la Commission concernant de nouveaux fonds propres (impôt sur les transactions financières et TVA européenne) sont les seules à pouvoir apporter une solution et à augmenter la hauteur du budget communautaire sans alourdir les budgets nationaux.

Se référant aux questions relatives au CFP, M. Dimas a, entre autres, dit que l’augmentation des fonds proposée pour le domaine des Affaires intérieures constitue une évolution positive, tout en ajoutant que cette hausse n’est pas suffisante pour relever les défis posés dans le domaine de l’immigration et de l’asile, notamment pour les Etats membres ayant des frontières extérieures. La hausse substantielle des fonds dans ce secteur du budget apportera de la valeur ajoutée pour l’Union européenne et les Etats membres dans leur ensemble.

Mars 26, 2012