En marge du «Conseil Affaires étrangères», le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Evangelos Vénizélos a eu trois rencontres privées :
1) avec le ministre des Affaires étrangères de l’ARYM, Nikola Poposki. MM. Vénizélos et Poposki ont passé en revue des questions d’intérêt commun, dans le cadre des positions bien connues des deux parties.
2) avec le Commissaire chargé de l’élargissement, Stefan Füle. MM. Vénizélos et Füle ont passé en revue des questions d’intérêt particulier pour la Grèce et plus particulièrement, des questions relatives aux Balkans occidentaux, tout en mettant l’accent sur la question de l’ARYM, de la Serbie et du Kosovo ainsi que sur des questions ayant trait à Chypre et à la perspective européenne de la Turquie.
3) avec le ministre des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, E. Mammadyarov. Lors de cette rencontre les deux hommes ont eu l’occasion de souligner l’importance politique majeure du nouveau gazoduc TAP lequel, entre autres, permet une valorisation des relations économiques et politiques bilatérales entre la Grèce et l’Azerbaïdjan et constitue un paramètre qui doit être pris sérieusement en compte dans l’évolution du Partenariat oriental de l’Union européenne auquel participe l’Azerbaïdjan et quatre autres pays. La présidence hellénique poursuivra ses initiatives liées au Partenariat oriental. M. Vénizélos a invité son homologue azerbaidjanais à Athènes, dans le cadre d’une visite officielle faisant suite à celle de M. Avramopoulos.
Dans le cadre du « Conseil Affaires étrangères » une téléconférence a été tenue entre les ministres des Affaires étrangères de l’UE et le Secrétaire d’Etat américain. Ce denier a présenté les résultats des efforts consentis en faveur de la réouverture du processus de paix au Moyen-Orient et des négociations entre Israël et Palestine qui seront de nouveau engagées aux Etats-Unis. M. Vénizélos a participé à cette téléconférence lors de laquelle ont été clarifiés de nombreux éléments de l’initiative américaine dans le cadre de laquelle seront menés les nouveaux pourparlers.
Lors du déjeuner de travail, a été abordée de manière détaillée la question de la Syrie et notamment son aspect humanitaire qui est d’intérêt pour la Grèce, un pays sur lequel des pressions accrues sont exercées en raison du déplacement des populations imposé par les conflits qui se mènent en Syrie. La discussion a mis en évidence la nécessité d’une évaluation de la situation sur le terrain.
Lors de la première réunion du « Conseil Affaires étrangères », il a été convenu à l’unanimité d’inscrire la branche militaire du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes. Toutefois, cette décision sera assortie d’une déclaration explicite et catégorique qui garantira l’unité politique et institutionnelle du Liban, une question qui, conformément à l’approche adoptée par la Grèce, est extrêmement critique pour la stabilité dans la région élargie du Moyen-Orient.
Du point de vue pratique, cette déclaration garantit le maintien de la présence de la mission de paix des Nations Unies et la poursuite de l’aide humanitaire et économique apportée au Liban par l’Union européenne et les Etats membres.
En outre, la décision du Conseil des ministres sur la situation en Egypte revêt une importance particulière car elle transmet un message clair et particulièrement créatif vers les autorités du gouvernement de transition en Egypte lesquelles sont chargées de restaurer des institutions et des processus démocratiques et d’assurer la participation de toutes les forces politiques et sociales de l’Egypte, sans aucune exclusion, à la reconstruction d’un pays aussi grand et important, qui influe sur tous les développements dans la région élargie du Moyen-Orient et de la Méditerranée orientale.
Juillet 22, 2013