M. S. DIMAS: Merci beaucoup, madame la Présidente.
J’aimerais souligner que l’objectif de la politique de la Grèce est de délimiter toutes les zones maritimes avec tous ses voisins.
La délimitation des zones maritimes entre les pays de la Méditerranée orientale, outre les opportunités économiques considérables qu’elle offre, joue un rôle de catalyseur pour la paix et la sécurité régionales. La convention de l’ONU sur le droit de la mer fait partie de l’acquis communautaire. Par conséquent, le respect, la signature et la ratification de la Convention constitue un élément fondamental de la perspective européenne des pays candidats à l’adhésion.
J’aimerais répéter ce que M. Korantis a tout à l’heure dit, à savoir que la Grèce, en tant qu’Etat côtier et Etat membre de l’UE, ne renonce à aucun de ses droits souverains légitimes quels qu’ils soient. Et, bien évidemment, la zone économique exclusive, ne peut faire exception à ce principe et à cette position fondamentaux de notre politique étrangère
La question de la zone économique exclusive n’est pas examinée de manière isolée, mais dans le cadre élargi de l’établissement et la délimitation des zones maritimes, conformément aux dispositions du droit international et notamment de la Convention internationale sur le droit de la mer de 1982. Dans ce cadre, force est de signaler que l’accord gréco-albanais sur la délimitation des zones maritimes du 27 avril 2009 établit une limite à usages multiples selon laquelle sont délimitées les zones de juridiction existantes et futures, y compris la zone économique exclusive.
Lors de nos contacts avec les pays voisins nous nous employons à promouvoir correctement cette politique.
Il y a quelques années, la Grèce a entamé des négociations avec l’Egypte et la Libye, des négociations qui se poursuivront aussitôt que les conditions le permettront.
S’agissant de la Turquie, nous voulons, comme nous l’avons, à maintes reprises, répété, avoir de bonnes relations qui seront toutefois développées dans le cadre du respect du droit international et de la souveraineté nationale. Nous respectons de manière tangible le principe des relations de bon voisinage et appelons la Turquie à adopter la même attitude. La Turquie continue toujours de refuser d’adhérer à la convention internationale sur le droit de la mer de 1982, qui fait partie, comme je l’ai tout à l’heure dit, de l’acquis communautaire. A cet égard la Turquie est dans l’isolement.
Avec Chypre nous avons une coordination continue afin de définir les actions que nous entreprendrons dans le cadre de notre stratégie élargie.
Il est communément admis que pour l’ensemble des pays méditerranéens les zones économiques exclusives, lesquelles conformément au droit international de la mer peuvent s’étendre jusqu’à 200 milles marins depuis les côtes, se recouvrent. Par conséquent, cela soulève la question de la délimitation de ces zones entre les pays côtiers voisins.
La zone économique exclusive apporte des avantages importants et, bien évidemment notre pays valorisera ces avantages en priorité, dans le cadre de sa stratégie élargie.
Je vous remercie.
Décembre 16, 2011