Réponse de la ministre adjointe des Affaires étrangères, Mme Xenogiannakopoulou à une question d’actualité du député du SYRIZA, M. Dritsas

Réponse de la ministre adjointe des Affaires étrangères, Mme Xenogiannakopoulou à une question d’actualité du député du  SYRIZA  portant sur la « position du gouvernement au sujet de l’Etat palestinien »

« Je suis bien consciente du vif intérêt que porte mon cher collègue, M. Dritsas au peuple palestinien et à sa cause. Je partage pleinement votre avis, à savoir que la conjoncture actuelle et les récents événements dans notre région et, bien entendu en Egypte, mettent de nouveau en évidence l’importance du processus de paix. Et c’est pourquoi, je voudrais à cette occasion vous informer que dans les conclusions du Conseil européen qui s’est tenu vendredi dernier à Bruxelles une référence avait été faite à la nécessité de donner un nouvel élan au processus de paix, même dans le contexte actuel des développements récents.

La position de notre pays est claire et immuable. La Grèce est toujours présente au Moyen-Orient, elle entretient des relations traditionnelles avec le monde arabe. Et, comme vous le savez très bien, nous exprimons notre position au sein de tous les forums internationaux et, bien entendu, au sein des instances européennes, en vue de parvenir à une solution juste, durable et globale à la question palestinienne. Mais afin que cette solution soit durable, elle doit être axée sur la création de deux Etats indépendants qui coexisteront dans un environnement de paix et de sécurité dans la région. Et justement grâce à nos initiatives et à cette relation traditionnelle que nous entretenons d’une part avec le monde arabe et d’autre part avec l’Etat d’Israël que nous pouvons jouer ce rôle et faire preuve de créativité en vue de parvenir à une solution durable et juste.

Cela dit, l’Union européenne suit de près ces questions et je me range à votre avis, à savoir que l’Union européenne doit faire preuve de plus de dynamisme et entreprendre plus d’initiatives à l’égard de la question du processus de paix. Et à cet égard, dans les conclusions, quand une référence particulière a été faite dans le cadre du Conseil sur la politique étrangère en décembre dernier, a été notée la bonne volonté de tous les Etats membres de reconnaître l’Etat palestinien, aussitôt que cela sera possible, autrement dit aussitôt que les pourparlers et les processus de paix le permettront.

En outre, cher collègue, je voudrais vous rappeler qu’en décembre dernier nous avons eu le plaisir d’accueillir à Athènes le Président de l’Autorité palestinienne, M. Abbas. Lors de sa visite a été de nouveau confirmée la position immuable de notre pays, une position pleinement soutenue par toutes les forces politiques en Palestine. Et, à cet égard, force est de signaler que nous avons annoncé à M. Abbas notre intention de revaloriser le statut de l’ambassadeur de la Palestine à Athènes, ce qui est un geste à la fois politique et symbolique. Ce dernier présentera désormais ses lettres de créance au Président de la République. Jusqu’à ce jour, il présentait ses lettres de créance au ministre des Affaires étrangères. Et l’ambassadeur de l’Autorité palestinienne sera le premier à voir son statut revalorisé et la semaine prochaine il présentera ses lettres de créance au Président de la République hellénique.

Février 7, 2011