Cher collègue,
Puisque nous parlons d’une question revêtant une importance majeure, je pense que notre pays a une position claire à cet égard. Rien ne se passe dans la coulisse et il n’y a pas de propositions formulées dans le secret.
Notre position est ferme, crédible et efficace pour ce qui est de la protection de nos intérêts car nous parlons d’une seule voix claire. Nous sommes cohérents dans nos déclarations au sein du Parlement hellénique, à l’extérieur et vis-à-vis de nos partenaires et de la communauté internationale. Par conséquent, notre message est unique et crédible. Nous avons une ligne nationale immuable bien claire ce qui est soutenu, comme vous le savez, par la majorité écrasante des forces politiques de notre pays au sein de ce parlement.
Notre position est donc claire. Une appellation assortie d’un déterminant géographique et valable à l’égard de tous. Engager une discussion sur des cas particuliers n’est pas à mon avis dans l’intérêt de notre pays, ni ne relève de notre capacité à négocier. Certes, j’imagine que vous avez dit ce que vous avez dit dans un esprit satirique. Je ne pense pas bien entendu que vous avez parlé sérieusement. Je pense également qu’à l’égard de ces questions on ne doit pas employer un tel vocabulaire. A mon avis, il faut – car je reconnais votre sensibilité à l’égard de cette question – adopter une attitude sérieuse quand on parle des questions de ce genre.
Par conséquent, une appellation assortie d’un déterminant géographique valable à l’égard de tous. Une position claire. Et, c’est justement pour cette raison, car nous parlons d’une seule voix et avons défini nos limites, que le climat a considérablement changé. Car je vous rappellerai quelle était la situation lorsque nous avons assumé nos fonctions. Comme vous le savez très bien, les élections ont coïncidé avec la publication du rapport de la Commission européenne dans lequel celle-ci proposait d’ouvrir les négociations d’adhésion pour l’ARYM. Et, cher collègue, nous avons pu grâce à notre position claire vis-à-vis de tous nos partenaires de l’Union européenne, de l’OTAN et de l’ONU, et à notre initiative positive, à travers les initiatives du Premier ministre lors de ses entretiens avec le Premier ministre de l’ARYM, changer ce climat.
Comme vous pouvez le constater vous-mêmes, les pressions ne sont pas seulement exercées sur la Grèce mais aussi sur l’ARYM. Désormais, c’est l’ARYM qui doit entreprendre le prochain pas. Et je ne parle pas de belles paroles mais de bonnes intensions traduites dans des actes. Mais, malheureusement, nous savons que la position de l’ARYM demeure intransigeante au cours de ces dix-sept dernières années. Et c’est pourquoi, je voudrais de nouveau, depuis cette tribune affirmer que nous parlons au nom du Parlement européen tout entier quand nous disons que notre position est claire.
Nous voulons parvenir à une solution et nous sommes sincères à cet égard. Nous avons fait preuve de notre bonne volonté et avons défini les lignes rouges. Cela dit, notre ligne nationale rouge demeure immuable. Car notre souci est de protéger nos intérêts nationaux et dans le même temps prouver que la Grèce est toujours un facteur de paix, de stabilité, de sécurité et de développement dans notre région.
Merci.
Deuxième partie de réponse
Cher collègue, pour parler clairement, lorsque j'ai dit tout à l’heure qu’il fallait faire preuve de sérieux, je n’ai pas mis en doute votre propre sérieux. J’ai reconnu votre sensibilité, même s'il y a divergence de vues politiques. J'ai parlé des exemples que vous avez évoqués. Je pense que lorsque l’on aborde ces questions, il faut faire preuve de sérieux dans notre façon de parler. J’aimerais être claire sur ce point. Cela étant, notre position est claire. C’est une position soutenue par les forces politiques de ce parlement, qui représentent donc le peuple grec qui s'exprime à travers ces forces politiques.
La position de notre pays est claire, elle a renforcé notre position de négociation puisque nous ne sommes pas acculés au pied du mur. Nous avons montré la sincérité de nos intentions, nous avons exactement dit quelle est la ligne nationale rouge et nous campons sur notre position.
C'est la raison pour laquelle nous affirmons que pendant l'année qui est passée la pression a été déplacée. Elle a été déplacée partout. Cela est désormais clair. Je vous rappelle certaines déclarations, par exemple celle du Secrétaire général de l’OTAN ici à Athènes, car nous avons maintenant la réunion au sommet, déclarations qui étaient claires. Il a dit qu’il n’est pas question d’adhésion de l’ARYM à l’OTAN si un règlement mutuellement acceptable à la question du nom n'est pas trouvé. C'est une position claire. Je vous rappelle la position du Conseil européen, qui est tout aussi claire. Ou encore le rapport publié récemment par la Commission européenne, qui souligne de nouveau l'importance capitale de la question des relations de bon voisinage et de la résolution de la question du nom.
Novembre 18, 2010