Le représentant du ministère des Affaires étrangères, G. Delavekouras a été interrogé au sujet des informations faisant état de commencement de travaux d’assemblage et de pose d’une statue d’Alexandre le Grand sur la place centrale de Skopje sous l’appellation officielle « le guerrier à cheval ». Il a fait la déclaration suivante :
«Dans d’autres circonstances, nous aurions été honorés par la décision du gouvernement de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine de dépenser près de 10 millions d’euros pour rendre hommage à Alexandre le Grand en érigeant une statue du commandant de l’armée grec sur la place centrale de Skopje.
Or la « politique d’archaïsation » dans laquelle s’intègre cette action qui, bien qu’étant risible, est essentiellement basée sur l’effort d’usurpation de l’histoire grecque dans le but de cultiver les ressentiments nationalistes et les conflits. Cette politique est en violation de l’esprit de l’Accord intérimaire, elle constitue une provocation et est condamnable, elle sape les relations bilatérales et entrave les négociations menées sous l’égide de l’ONU. Elle est totalement contraire au principe des relations de bon voisinage et aura des répercussions inéluctables sur la perspective euro-atlantique du pays.
Qui plus est, cette action vient démentir les assurances données récemment par la direction politique de l’ARYM aux Nations Unies et à la communauté internationale qu’ils ont l’intention d’œuvrer très sincèrement à la résolution de la question du nom.
La Grèce informera ses partenaires et alliés ainsi que les organisations internationales de cette action provocatrice, au sujet de laquelle nous les avions avertis.
M. Gruevski ressent manifestement la pression d’une solution grandir, et ce, tant au niveau interne, qu’international. Une appellation avec déterminatif géographique et pour usage à l’égard de tous sera la solution qui permettra de bâtir des relations de bon voisinage, de contribuer à la stabilité régionale et de libérer la perspective européenne de l’ARYM.
A l’heure où la Grèce s’efforce d’atteindre une solution dans un esprit constructif et consistent, M. Gruevski agit de manière provocatrice pour éviter la réalité, hypothéquant ainsi l’avenir européen de ses concitoyens. Il doit sans plus tarder revenir à la réalité. Il doit sérieusement et honnêtement œuvrer à l’atteinte d’une solution. Autrement il devra assumer les responsabilités des errements de son pays ».
Juin 14, 2011