Répondant à des questions concernant un communiqué émis par le cabinet du Premier ministre de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine à l’issue de la rencontre du Premier ministre avec le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, M. Grigoris Delavekouras a fait la déclaration suivante :
L’arrogance et le populisme nationaliste introverti ne sont pas de bons conseillers.
La Grèce a, à maintes reprises et de manière tangible, fait preuve de sa volonté en faveur de l’atteinte d’une solution à la question du nom, dans le cadre des négociations, tel que défini par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et souligné dans l’arrêt rendu par la Cour internationale de la Haye.
M. Gruevski a salué la formation du nouveau gouvernement grec en lançant des attaques insultantes et en prononçant des condamnations infondées.
Pour notre part, nous ne voulons pas adhérer à cette approche de M. Gruevski qui consiste à fabriquer des tensions à des fins politiques. Il va de soi, à notre sens, que pour parvenir à une solution, il nous faut un interlocuteur crédible et sincère. La partie de Skopje doit fait preuve d’un tel comportement dans la pratique.
Au contraire, cette rhétorique propagandiste continue et ressassée, visant à servir des intérêts politiques intérieurs, qui est employée dans le communiqué émis par le cabinet du Premier ministre de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, montre que M. Gruevski n’a pas valorisé cette rencontre avec le Secrétaire général des Nations Unies pour faire progresser les négociations. Par contre, il a essayé de l’utiliser pour alimenter sa propagande bien connue concernant l’incapacité ou la non volonté prétendues de la partie grecque à l’égard de l’atteinte d’une solution. Cela n’est pas vrai et cette attitude intransigeante continue de M. Gruevski tout au long de son mandat vient le confirmer.
Pour ce qui est des autres questions que M. Gruevski a évoquées, la seule chose que je puisse dire est que là où finit la raison commence l’imagination.
Heureusement que le peuple voisin qui est bien raisonnable, prête une oreille de moins en moins attentive à ce qu’il dit.
Juillet 26, 2012