Répondant à une question de la presse concernant un article de l’hebdomadaire « KOSMOS TOU EPENDITI » intitulé « Les tractations en pleine lumière », le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, M. Delavekouras a fait la déclaration suivante :
L’hebdomadaire « KOSMOS TOU EPENDITI » et les rédacteurs de l’article intitulé « Les tractations en pleine lumière » suivant un processus de sélection ont publié des extraits d’un document de la Direction D1 du ministère des Affaires étrangères classé « ultrasecret ». Ils ont falsifié et interprété arbitrairement son contenu et l’objectif de sa rédaction en vue de désinformer l’opinion publique tout en enfreignant de manière flagrante la déontologie du journalisme.
Dans le même temps, ils ont divulgué des informations qui devraient rester confidentielles pour protéger les intérêts de la Grèce vis-à-vis d’un gouvernement étranger et ont miné les efforts diplomatiques du pays. En effet, ils dénoncent les hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères pour avoir accompli les devoirs évidents qui leur ont été confiés. La question de la délimitation des zones maritimes du pays est un dossier extrêmement technique et complexe et elle revêt une importance vitale en conséquence de quoi elle ne peut pas être traitée avec légèreté.
Le document en question n’a rien à avoir avec le processus des contacts exploratoires. Ce document, comme les rédacteurs sont en position de le savoir, a été rédigé suite à une question des hauts fonctionnaires du ministère soumise par correspondance officielle et communiquée à plusieurs destinataires, dans le but d’examiner certains paramètres techniques et juridiques ayant trait au plateau continental en vue de formuler une réponse appropriée de la Grèce aux allégations infondées de la Turquie suite à nos protestations relatives à la violation du plateau continental grec.
Dans ce document est exposée l’évaluation juridique de la Direction D1 dans le cadre de ses fonctions, une évaluation qui a été prise en compte lors de l’élaboration de la réponse grecque. Par conséquent, la conclusion des rédacteurs selon laquelle ledit document a été rédigé pour répondre à des questions soulevées au cours des contacts exploratoires entre la Grèce et la Turquie, n’est pas fiable, elle est arbitraire et fallacieuse, tout comme l’insinuation selon laquelle les hauts fonctionnaires du ministère voulaient avoir des réponses non officielles et non pas une réponse détaillée et bien fondée. Par ailleurs, les allégations concernant « une négligence criminelle » de la part de la partie grecque sont dénuées de sens et n’ont pour objectif que de créer des impressions. Les connaissances juridiques élémentaires ainsi que les notes figurant dans le même document que les rédacteurs ont cachées, démentent ces allégations.
L’hypothèse des « tractations secrètes » qui est d’habitude axée sur une connaissance superficielle et des simplifications abusives, ne sert qu’à faire perdurer cette perception phobique des relations extérieures du pays. Néanmoins, la Grèce a des positions fermes axées sur le droit international. Le ministère des Affaires étrangères gère les questions nationales toujours en fonction de la protection de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et des droits de notre pays, tels que définis par le droit international. Il exerce la politique étrangère avec confiance et de manière ouverte dans le cadre des positions immuables de notre pays en mettant en avant de nouvelles idées qui créent des meilleures conditions pour la promotion de nos intérêts.
Suivant la pratique habituelle, le ministre des Affaires étrangères communiquera des informations détaillées au Comité compétent du Parlement et au Conseil national sur la politique étrangère sur des questions ayant trait à l’élargissement de l’UE et les idées y relatives mises en avant par la Grèce mais aussi sur les relations gréco-turques ».
Novembre 29, 2010