En réponse à des déclarations de journalistes concernant les déclarations agressives continues de hauts fonctionnaires hongrois sur la position grecque s’agissant de la crise migratoire et des réfugiés, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Konstantinos Koutras a déclaré :
« Il nous est impossible de suivre tant les vagues de déclarations faites par des hauts fonctionnaires hongrois au détriment de notre pays que l’attitude « inadmissible » - selon les termes du Secrétaire général de l’ONU – des forces de l’ordre hongroises vis-à-vis des réfugiés, voire des enfants, qui vivent le drame et le malheur de la guerre.
Le recours à la violence, les patrouilles armées mais aussi les victimes innocentes qui sont poussées vers les champs de mines balkaniques ne constituent pas une attitude digne d’un Etat membre de l’Union européenne.
De toute évidence, un pays ne peut supporter à lui seul le poids de la crise des réfugiés actuelle sans précédent. En l’espèce, la Grèce fait tout ce qui est humainement possible de faire. Ces circonstances extraordinaires nécessitent de l’humanité, de la coopération, de la solidarité et une coordination avec les autres partenaires européens et non pas d’envisager la situation avec un cynisme odieux, des déclarations agressives, de recourir à la violence ou encore de revenir aux murs de la guerre froide ».
Septembre 17, 2015