Première partie
« Je dois avouer que j’ai été surpris par les rapports publiés récemment concernant le changement de la procédure d’obtention de l’apposition de visa sur les passeports de l’ARYM. Je voudrais clarifier à toutes les parties concernées que ces rapports ne correspondent pas à la réalité. Par ailleurs toute allégation contraire à cela, ne vise qu’à créer des impressions et, ce, concernant une question très délicate, telle que l’attitude de la Grèce à l’égard de son pays voisin. Ce sont des questions auxquelles nous devons faire très attention tout en évitant de tirer des conclusions hâtives.
Comme il est connu de tous, depuis 2009, les ressortissants de l’ARYM sont exemptés de l’obligation de visa Schengen pour entrer sur le territoire de la Grèce. En outre, à leur entrée comme à leur sortie du territoire grec, un cachet est apposé sur une feuille de papier séparée.
Cette pratique n’a pas changé et il n’y a aucune intention dans ce sens. Quiconque prétend le contraire, ment en agissant en fonction des opportunismes politiques et ce, dans un domaine ayant trait aux intérêts nationaux.
Je tiens à répéter sur tous les tons qu’il n’y a aucun changement de la procédure d’obtention de l’apposition de visa sur les documents de voyage de l’ARYM. La Grèce ne reconnait toujours pas les passeports de Skopje.
S’agissant du cachet apposé sur les passeports des ressortissants des pays tiers à leur entrée comme à leur sortie du territoire de la Grèce, l’attitude de l’Etat grec est déterminée par des motifs pratiques en fonction de la protection des intérêts du pays dans les domaines tels que la sécurité et la lutte du terrorisme, l’attrait des touristes des pays tiers et le transit des transporteurs internationaux par le territoire grec.
La pratique préconisée toutefois, en ce cas particulier, ne concerne pas les passeports de l’ARYM mais ceux des pays tiers et, bien évidement, cela ne constitue pas une reconnaissance de l’appellation constitutionnelle dudit pays. Notamment, les représentants des partis qui étaient au pouvoir à l’époque auraient dû le savoir au moment où cette pratique est entrée en vigueur pour les ressortissants des pays de l’Europe du Sud-est.
S’agissant de la deuxième question : comme ma réponse à la première question le rend évident, il n’y a aucun changement et par conséquent, cela n’a rien à avoir avec les mesures de confiance.
En outre, permettez-moi de vous dire que je trouve qu’il est plutôt embarrassant de penser même que les mesures de confiance pourraient donner lieu à un changement de la pratique suivie concernant l’apposition de visas sur les documents de voyage de l’ARYM.
Comme tout le monde le sait, les mesures de confiance ne sont pas liées à la question du nom. Les mesures de confiance sont le produit de notre propre initiative l’objectif étant de renforcer les relations sociales et économiques entre la Grèce et l’ARYM. Lesdites mesures contribuent à l’établissement de la confiance. S’agissant du nom, il faut que les conditions murissent dans le pays voisin, afin que ce dernier accepte un compromis substantiel. Pour le moment, toutefois, la direction de l’ARYM applique toujours sa politique dilatoire bien connue ».
Deuxième partie :
« En résumé et s’agissant des questions que vous avez soulevées :
La Grèce poursuit sa pratique immuable de non reconnaissance des passeports de Skopje. Les articles de la presse qui affirment le contraire sont erronés et probablement mal intentionnés.
S’agissant des ressortissants des pays tiers dont les passeports portent un cachet de l’ARYM : le cachet d’entrée/sortie est apposé sur une feuille de papier. Dans le cas où ces passeports portent un cachet apposé par les autorités grecques, ladite pratique ne constitue en aucune manière une reconnaissance de l’appellation constitutionnelle de l’ARYM, mais elle est liée à la protection des intérêts grecs liés, entre autres, à la sécurité, à la lutte contre le terrorisme et à l’attrait des touristes.
Il n’y a aucun changement dans la pratique grecque et par conséquent personne ne peut affirmer que cette pratique soi-disant est liée aux mesures de confiance. Les mesures de confiance ne sont toujours pas liées à la question du nom ».
Septembre 29, 2016