En répondant à une question d’actualité du député du parti ANEL, Notis Marias, sur la question des réparations allemandes et du prêt d’occupation, le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Dimitris Kourkoulas a souligné que cette question demeurait en suspens pour la Grèce.
« M. Vénizélos a soulevé, bien évidemment, la question des réparations de guerre allemandes et surtout celle du prêt d’occupation lors de sa récente rencontre à Athènes avec le ministre des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, M. Westerwelle. Ce dernier a réitéré la position déclarée de l’Allemagne. M. Vénizélos a demandé au Conseil juridique de l’Etat et au groupe et travail mis en place avec la participation de tous les autorités et services impliqués, d’accélérer la procédure liée à la soumission du rapport y relatif. En ce moment on s’attend à la nomination du nouveau président du Conseil juridique de l’Etat et une fois que celle-ci aura lieu, il sera demandé au nouveau Président de mettre cette question en tête de liste de ses priorités.
Comme étant une question juridique, la question des réparations allemandes et du prêt d’occupation revêt un caractère complexe et doit faire l’objet d’une étude et d’une procédure de règlement au niveau international, conformément aux règles de l’ordre juridique.
Cette question demeure en suspens et nous avons toujours le droit et les capacités à la gérer et à assurer une issue satisfaisante. La Grèce n’a toujours pas renoncé à ses droits. Tout à fait le contraire, elle soulève constamment cette question au niveau bilatéral.
La revendication des réparations et de remboursement du prêt n’a aucune relation et ne doit pas avoir, avec la crise économique et le programme d’adaptation budgétaire.
La question a été soulevée et sera de nouveau soulevée, conformément aux dispositions du droit international, par la voie politique et diplomatique, et au niveau bilatéral, d’une façon directe et pleinement documentée, entre amis et alliés. Nous ne pouvons pas laisser cette question être entretenue dans le cadre d’un débat politique général, ce qui sapera les relations gréco-allemandes.
Cela créera chez le peuple grec un sentiment d’injustice internationale et contribuera à l’élaboration des théories de conspiration pour ce qui est de l’histoire et de la vie politique grecques, tout en donnant lieu à des démonstrations de patriotisme excessif qui alimenteront des choix et des comportements antidémocratiques.
Nous axerons notre position sur la documentation appropriée et nous la présenterons conformément aux dispositions du droit international, avec bonne foi comme il convient entre amis, alliés et partenaires qui ont une perspective stratégique ».
Juillet 12, 2013