MME XENOGIANNAKOPOULOU : Notre déplacement à Berlin s’effectue dans le prolongement de l’accord signé en mars 2010, lors de la rencontre entre M. Georges Papandréou et la Chancelière allemande Mme Merkel.
A l’epoque, il a ete convenu de revaloriser le partenariat economique bilateral entre la Grece et l’Allemagne. Une suite a ete donnee a cet accord lors de la visite du Secretaire d’Etat allemand aux Affaires etrangeres, M. Born en Grece. Lors de cette visite, un accord a ete signe lequel prevoyait un grand nombre d’actions et la cooperation de la plupart des ministeres dans les projets y relatifs. Une suite a ete donnee au developpement de ces actions et je voudrais a ce stade me referer notamment a la contribution de l’ambassadeur M. Rallis au suivi de cette initiative.
Une année s’est écoulée depuis la signature de cet accord et Mme Merkel et M. Papandréou lors de leur récente rencontre il y a quelques semaines ont réaffirmé le partenariat gréco-allemand. Cette rencontre a été fixée en vue de dresser le bilan des actions entreprises à ce jour, d’actualiser les objectifs et de définir, bien entendu, le cadre de cette coopération ainsi que les perspectives y relatives.
A ce stade, permettez-moi de vous presenter notre delegation : M. Rovlias, Secretaire d’Etat au Developpement, M. Panaretos, Secretaire d’Etat a l’Education, a la Formation continue et aux Cultes qui est en charge des questions relatives a la recherche et a la technologie ce qui revet une importance pour notre discussion, M. Kegkeroglou, Secretaire d’Etat a l’Emploi et a la Securite sociale, M. Plaskovitis, Secretaire general des Finances, M. Mathioudakis, Secretaire general de l’Environnement et de l’Energie qui devra partir plus tot, et M. Tsiokas, Secretaire general des Transports et des Infrastructures.
Comme vous pouvez le constater, notre délégation couvre une large gamme de politiques portant sur les priorités principales de cette coopération.
Avant de donner la parole a mes collegues - chacun presentera son propre domaine de responsabilite – je voudrais evoquer brievement le cadre politique general de ce debat. Celui-ci a ete lance lors d’une reunion pleniere entre les delegations. Monsieur l’ambassadeur vous dira par la suite quels ont ete les autres hauts fonctionnaires des ministeres allemands qui ont participe a ce debat, outre le Secretaire d’Etat aux Affaires etrangeres, M. Born.
Nous avons réitéré notre volonté de poursuivre ce processus et je voudrais à cet égard noter ce qui est mentionné dans le texte de la déclaration conjointe, à savoir la reconnaissance de la part de l’Allemagne des efforts consentis par le Premier ministre grec, le gouvernement grec et la Grèce dans son ensemble dans le domaine du redressement fiscal en vue de lutter contre la crise ainsi que de tous les efforts déployés en matière de compétitivité et de croissance.
Pour sa part, la partie allemande a souligne que ce partenariat constituait un modele de cooperation entre les Etats membres de l’Union europeenne et qu’elle accordait une importance particuliere a cette relation avec la Grece. Les Allemands considerent que par le biais de cette cooperation, l’Allemagne viendra egalement contribuer aux efforts consentis par la Grece dans le domaine de l’economie, des investissements et de la croissance.
Par la suite, se sont tenues des rencontres thématiques bilatérales.
Nous avons également eu une rencontre sur des questions européennes et, bien entendu sur les évolutions en Afrique du nord, en Libye et comme vous le savez, une réunion du Conseil de sécurité s’est tenue aujourd’hui sur la question de la Libye. En outre, dans un geste d’amitié et de confiance, M. Born m’a invité à participer à la réunion de la cellule de crise du ministère allemand des Affaires étrangères sur le Japon. C’était une expérience très intéressante, dirais-je.
Par la suite, une fois que les contacts bilatéraux ont eu lieu, nous nous sommes de nouveau réunis en plénière où chaque collègue a présenté les principaux points.
En conclusion, j’aimerais dire deux mots concernant le recent sommet de la zone euro et la prochaine reunion du Conseil europeen les 24-25 mars. La decision positive prise il y a une semaine a Bruxelles a contribue au contexte positif de cette rencontre d'aujourd'hui. C’est interessant, et cela est clair du cote allemand aussi – et cela transparaissait egalement dans la decision des 17 de la zone euro - qu'il y a eu une decision de soutenir la zone euro, de soutenir l'euro. Cela permet d'envoyer un message clair aux marches par le biais des decisions prises et la je me refere non seulement aux decisions particulierement positives concernant la Grece (prolongation du remboursement - taux d'interet), mais aussi aux decisions plus generales que nous avions d'emblee definies comme objectif. Nous avions clairement explique et le Premier ministre avait ete clairement en faveur d'une decision comprenant un ensemble de mesures concernant le financement du mecanisme, la possibilite d’intervention sur le marche primaire ainsi que la taxe sur les transactions boursieres qui se revelera a l’avenir comme etant un developpement tres positif.
Ainsi, le cadre était positif après Bruxelles et très certainement – et ce sera ma conclusion – les développements ultérieurs mettent en évidence l’importance de la Grèce en tant que pays jouant un rôle stratégique en Méditerranée, un pays doté d’une stabilité économique – ce qui est utile –, étant donné que la Grèce a su montrer en cette période difficile son importance, qu'il s'agisse de son rôle élargi et de ses relations dans la région, ou de son rôle dans le transport de milliers de personnes – en cas de nécessité - qui souhaitaient partir, via la Crète.
Mars 18, 2011