Communiqué du ministère des Affaires étrangères concernant le communiqué du ministère turc des Affaires étrangères sur la minorité musulmane de Thrace (09.04.2026)

La minorité musulmane de Thrace est une minorité religieuse. Le traité de Lausanne de 1923, qui régit son statut juridique, ne se prête pas à des interprétations multiples, et son caractère religieux, et non ethnique, est incontestable.

Le traité de Lausanne ne prévoit aucune disposition concernant l'élection des muftis par la minorité, ce qui serait d'ailleurs impossible étant donné qu'ils sont en outre investis de compétences judiciaires et administratives.

L'État grec, par la loi n° 4964/2022, a prévu la création d'une commission composée de membres de la minorité, y compris des femmes, chargée d'évaluer et de proposer les candidats les plus éminents au poste de mufti. En application de cette loi, la nomination du nouveau mufti de Didymoteicho a été finalisée, tandis que les avis de vacance pour les postes de mufti de Xanthi et de Komotini ont déjà été publiés. Et ce, alors qu’en Türkiyemême, les muftis sont nommés.

La Grèce, en tant qu’État de droit européen, traite avec une responsabilité absolue les questions relatives à la minorité musulmane en Thrace, sur la base des principes d’égalité devant la loi et d’égalité politique, et garantit par excellence la liberté religieuse de ses membres. Cela ne changera pas, tout comme ne changera pas la dénomination de la minorité prévue par le droit international, car certains refusent d’accepter ce qui est tout à fait évident.

Avril 9, 2026