Extraits d’une interview du ministre délégué aux Affaires étrangères, M. Varvitsiotis, à la station radio « Parapolitika 90.1 » (18.01.2023)

Propos recueillis par la journaliste Kelly Kontogeorgis


« J'espère que la raison prévaudra » et que les questions juridiques en suspens seront résolues afin que « les personnes condamnées pour participation à une organisation criminelle - et même de nature nazie, ce qui remet en cause notre régime démocratique - ne soient pas des candidats directs ou indirects aux élections ». C'est ce qu'a souligné le ministre délégué aux Affaires étrangères, Miltiadis Varvitsiotis, dans une interview accordée aujourd'hui à la station radio « Parapolitika 90.1 » et à la journaliste Kelly Kontogeorgis.

Se référant aux prochaines élections nationales, M. Varvitsiotis a souligné que « la Nouvelle Démocratie est prête, elle est en état d’alerte en vue des élections». « C'est sans précédent pour un gouvernement qui a géré tant de crises différentes de faire preuve d'autant de résilience. C'est quelque chose qui nous rend optimistes, il ne fait aucun doute qu'il s'agira d'une bataille électorale cruciale », a indiqué  le ministre délégué aux Affaires étrangères, ajoutant qu’« il appartiendra au citoyen grec de décider s'il veut continuer à participer régulièrement à un changement du pays pour le mieux » ou « si nous voulons revenir à l'époque où l'interventionnisme de l'État éclipsait l'économie », alors que la présence de notre pays au sein de la communauté internationale a connu des ruptures substantielles et que les citoyens qui ont vécu des catastrophes naturelles et l'incapacité de l'État à y réagir ont connu une « réalité en désordre ».  

Enfin, interrogé sur le risque d'une nouvelle aggravation des relations avec la Turquie, M. Varvitsiotis a noté que « personne ne peut exclure la possibilité d'une aggravation ». Toutefois, étant donné que parallèlement à sa « rhétorique agressive sans précédent » à l'égard de la Grèce, Ankara « tente de rouvrir le canal de communication avec les États-Unis et d'avoir accès à des programmes d'armement tels que les  F-16 », le ministre délégué aux Affaires étrangères a estimé que la politique du président turc Erdogan « n'évoluerait probablement pas vers une politique d'engagement militaire avec la Grèce, ce qui pourrait lui être fatal, non seulement sur le plan militaire mais aussi sur le plan politique ».

Janvier 18, 2023