Intervention du ministre des Affaires étrangères, N. Dendias, lors de la conférence de haut niveau « Sécurité des journalistes : Protéger les médias pour protéger la démocratie » (Vienne, 04.11.2022)

Intervention du ministre des Affaires étrangères, Nikos Dendias, via un message vidéo, lors de la conférence de haut niveau « Sécurité des journalistes : Protéger les médias pour protéger la démocratie », organisée par le ministère autrichien des Affaires étrangères (Vienne, 04.11.2022)

Excellences,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

C'est un grand plaisir pour moi de participer, même que ce soit en ligne, à la conférence d'aujourd'hui qui marque le 10e anniversaire du Plan d'action des Nations Unies pour la sécurité des journalistes et la question de l'impunité.

Je voudrais féliciter mon cher ami Alexander, le ministre Schallenberg, et lui souhaiter un prompt rétablissement. Et aussi le Directeur général de l'UNESCO et le Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l'homme.

Il y a deux jours, nous avons commémoré la Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes contre les journalistes. Cette journée a été proclamée en 2013 par une résolution de l'Assemblée générale des Nations unies.

Cette dernière a été initialement présentée par la Grèce et un groupe de pays : Argentine, Autriche, Costa Rica, France et Tunisie.

La sécurité des journalistes est également abordée dans la Résolution soumise au Conseil des droits de l'homme de l'ONU par l'Autriche et un groupe de pays, dont la Grèce.

Ces textes constituent des documents importants pour la protection des journalistes et des travailleurs des médias.

Notre engagement renouvelé en faveur de la mise en œuvre du plan d'action des Nations unies est plus pertinent que jamais. Pour les États, traduire les priorités du plan d'action en politiques nationales cohérentes est un projet crucial.

La Grèce a récemment créé un groupe de travail national sur la protection et la sécurité des journalistes et autres professionnels des médias. L'objectif est de développer un cadre commun d'actions dans ce domaine et de promouvoir davantage la liberté d'expression et le pluralisme des médias. La priorité est donnée aux femmes et aux jeunes journalistes, ainsi qu’au journalisme numérique. Le renforcement des cadres juridiques nationaux pertinents est d'une importance capitale.

Je tiens à souligner le rôle des Nations unies, qui est essentiel pour assurer une plus grande cohérence à l'échelle du système. Le Haut Commissariat aux droits de l'homme joue un rôle crucial dans la promotion, la protection et le respect des droits des journalistes. En ce qui concerne le renforcement de la responsabilité, la contribution de l'UNESCO est jugée extrêmement importante, notamment par le biais de l'Observatoire des journalistes tués. En outre, d'autres initiatives pertinentes s'avèrent bénéfiques pour une coordination internationale efficace, telles que la Coalition pour la liberté des médias ainsi que l'initiative du Sommet pour la démocratie menée par les États-Unis.

Mesdames et Messieurs,

Le plan d'action des Nations unies a un objectif clair : la création d'un environnement libre et sûr pour les journalistes, qui garantit la liberté des médias et ouvre la voie à des démocraties résilientes, à une paix et à un développement durables dans le monde entier.

Il nous incombe à tous de transformer ce noble objectif en une réalité tangible.

Je vous remercie.

Novembre 4, 2022