Cette année marque un demi-siècle depuis l'invasion de Chypre par la Turquie, qui a conduit à l'occupation d'un tiers du territoire de l'île par l'armée turque, en violation des principes fondamentaux du droit international.
La Grèce est respectueuse de la mémoire sacrée de ceux qui sont tombés au combat, partage le drame des disparus et des déplacés et exprime sa gratitude à tous ceux qui ont combattu courageusement pour défendre Chypre. Elle n'accepte pas les menaces indignes, les résolutions qui divisent et les faits accomplis sur le terrain.
Le problème chypriote reste à ce jour une question internationale non résolue d'invasion et d'occupation illégales d’un État membre de l'Union européenne et de l’Organisation des Nations unies. La perpétuation du statu quo actuel, avec l'existence de troupes d'occupation, ainsi que la création de deux États, ne sont pas des solutions acceptables à la question chypriote.
En plein accord avec la République de Chypre, la Grèce reste attachée à la solution d'une fédération bizonale et bicommunautaire, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, et soutient les efforts du Secrétaire général des Nations unies pour le lancement du dialogue en vue de la réunification de Chypre sur la base d'une seule souveraineté, d'une seule personnalité internationale et d'une seule citoyenneté. Le règlement de la question chypriote a été et restera une priorité nationale absolue.
Juillet 20, 2024