
Le 3 mai 2012, journée mondiale de la liberté de la presse, les représentations permanentes de la Grèce et de la France auprès des Nations Unies, en coopération avec l’UNESCO, organisent une manifestation à New York sur le thème : « Protéger les journalistes dans les conflits armés : bilan et perspectives, 5 ans après la résolution 1738 ».
L’objectif de la France et de la Grece, principaux rapporteurs de la resolution 1738, est d’engager un debat substantiel qui permettra de dresser le bilan de l’application de cette resolution a ce jour. En depit des appels lances a maintes reprises par le Secretaire general ainsi que par les envoyes speciaux et autres parties interessees concernant la pleine application de la resolution 1738, les journalistes operant dans des zones de conflit arme sont toujours confrontes a de graves dangers et ils payent souvent le prix dans l’accomplissement de leur mission. Bien que les journalistes, en tant que civils, soient proteges par le droit international humanitaire, les normes protectrices sont loin d’etre appliquees.
L’enjeu est colossal. Lorsque les journalistes et la presse deviennent la cible des attaques, c’est la liberte de l’expression et de l’information qui est menacee. Les auteurs de ces attaques veulent lutter contre « les mots et les images ». Il ne s’agit pas seulement d’une grave violation commise contre droit international humanitaire, mais aussi d’une atteinte contre les valeurs universels humaines. Les Etats et la communaute internationale doivent reagir de maniere categorique contre les attaques continues ayant comme cible les journalistes, les professionnels des medias et le personnel associe.
Dans ce contexte, il faut examiner les racines du phénomène et dresser le bilan de l’application de la résolution depuis son adoption en 2006 jusqu’à ce jour. Dans le même temps, il est important d’engager un débat sur l’impunité des auteurs et d’étudier les moyens de renforcer l’application de la résolution y relative.
Avec la participation active de l’UNESCO, cette initiative vise à sensibiliser l’opinion publique internationale sur cette question, à travers le dialogue entre les diverses entités sur la scène internationale, y compris les Etats, le milieu universitaire, la presse et la société civile, et dans le même temps à mettre en avant les moyens juridiques et politiques en vue de garantir la sécurité des journalistes opérant dans les conflits armés.
Mai 3, 2012