Ε. VENIZELOS : Monsieur le ministre, au nom de la République hellénique, j’ai l’honneur de vous remettre aujourd’hui les insignes de la Croix d'or de l'Ordre de l'honneur, qui vous ont été conférées par le Président de la République hellénique, pour honorer les immenses services que vous avez rendus à l’amitié gréco-afghane. Vous êtes une personnalité qui est étroitement liée à la Grèce, au peuple grec et à la science grecque. Vous parlez le grec couramment, vous êtes toujours un ami de la Grèce et de la civilisation grecque, mais surtout un homme de science ayant étudié à la Faculté de Philosophie, Section Histoire et Archéologie de l’Université de Thessalonique. Vous avez étudié aux côtés d’archéologues grecs très éminents, comme Manolis Andronikos et vous vous êtes distingués, non seulement dans le domaine de l’archéologie, mais aussi en tant qu’ingénieur des transports, dans le cadre d’un deuxième cycle d’études aux Etats-Unis, où vous avez eu un parcours professionnel réussi. Il y a plus de dix ans, vous êtes retournés en Afghanistan pour vous consacrer à la reconstruction de votre pays, dans des conditions très difficiles, et vous avez occupé de hautes fonctions – de très nombreuses années en tant que Secrétaire d’Etat à la Culture, aux Transports et à l’Information de l’Afghanistan. Grâce à vous, la coopération entre nos gouvernements a été très étroite et votre œuvre doit être reconnue au niveau international. Vous avez joué un rôle déterminant dans la réouverture du Musée de Kaboul, dans la protection de grands monuments de l’héritage culturel mondial en Afghanistan ou encore dans la valorisation des antiquités de la Bactrie. Je me réjouis particulièrement du fait que vous offrez toujours vos services au gouvernement d’Afghanistan et au président, pour la reconstruction du pays, vous avez vos propres activités scientifiques et vous avez toujours le regard tourné vers la Grèce, la civilisation et la culture grecques. Je suis particulièrement heureux, en tant qu’ami et au nom du Président de la République hellénique, de vous remettre cette distinction honorifique très importante.
O. SULTAN : J’aimerais dire deux mots. Sans votre aide, sans l’aide du peuple grec, rien n’aurait pu être possible en Afghanistan. Je vous remercie beaucoup de m’avoir donné cette occasion – c’est un grand honneur pour moi, en tant qu’Afghan. Je pense que ma deuxième patrie est la Grèce. Je vous remercie beaucoup, notamment vous qui m’avez aidé ainsi que Mme Mendoni du ministère de la Culture. Je ne peux l’oublier, je vous remercie tous et vous porte tous dans mon cœur.
Ε. VENIZELOS : Je vous remercie. Nous transmettons nos vœux au peuple afghan pour un parcours sûr vers la paix et la prospérité.
Octobre 29, 2013